02 mai 2008
L'escroquerie historique des Robiens
Envoyé spécial: Les Robien de la colère
par max29490
29 mars 2008
La triple faute des grandes banques privées
La triple faute des grandes banques privées IL EST GRAND TEMPS QUE LES POPULATIONS REPRENNENT LE DROIT D"ASSURER LEURS DESTINS, DU BALAI LES BANQUES PRIVEES, AUX TRIBUNAUX POPULAIRES, QU'ON EN FINISSE DE CE DESPOTISME 'LEGAL' par Damien Millet et Eric Toussaint |
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Mondialisation.ca, Le 27 mars 2008 |
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Depuis
août 2007, les banques nord-américaines et européennes sont sous les
feux de l’actualité à cause de la crise très sévère qu’elles
traversent, et qu’elles font traverser au système économique néolibéral
dans son ensemble. Le montant actuel des dépréciations d’actifs
auxquelles elles ont dû procéder dépasse 200 milliards de dollars.
Plusieurs services d’études des banques et des économistes chevronnés
considèrent que la facture dépassera 1000 milliards de dollars (1). Comment
les banques ont-elles pu construire un montage de dettes aussi
irrationnel ? Avides de profits, les organismes de crédits
hypothécaires ont prêté à un secteur de la population déjà fortement
endetté. Les conditions de ces prêts à haut rendement (pour le prêteur)
constituent une véritable arnaque : le taux est fixe et raisonnable au
cours des deux premières années puis augmente fortement ensuite. Les
prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient
gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur
immobilier. Le hic, c’est que la bulle du secteur immobilier a fini par
exploser en 2007 et les prix ont commencé inexorablement à baisser.
Comme le nombre de défauts de paiement s’est considérablement accru,
les organismes de crédit hypothécaire ont éprouvé des difficultés à
rembourser leurs dettes. Les grandes banques, pour se protéger, ont
refusé de leur octroyer de nouveaux prêts ou ont exigé des taux
beaucoup plus élevés. Mais la spirale ne s’est pas arrêtée là car les
banques avaient acheté les créances hypothécaires en très grande
quantité, et largement hors bilan en créant des sociétés spécifiques
appelées Structured Investment Vehicles (SIV), qui finançaient l’achat
de créances hypothécaires à haut rendement transformés en titres (CDO,
Collateralized Debt Obligations). A
partir d’août 2007, les investisseurs ont cessé d’acheter les
commercial papers émis sans garantie par les SIV dont la santé et la
crédibilité s’étaient fortement détériorées. En conséquence, les SIV
ont manqué de liquidité pour acheter les crédits hypothécaires titrisés
et la crise s’est amplifiée. Les grandes banques qui avaient créé ces
SIV ont dû assumer les engagements de ceux-ci pour éviter qu’ils ne
tombent en faillite. Alors que jusque-là les opérations des SIV ne
faisaient pas partie de leur comptabilité (ce qui leur permettait de
dissimuler les risques pris), elles ont dû reprendre dans leur bilan
les dettes des SIV. Résultat
: panique à bord ! Aux Etats-Unis, 84 sociétés de crédits hypothécaires
ont fait faillite ou cessé partiellement leur activité entre le 1er
janvier et le 17 août 2007, contre seulement 17 sur toute l’année 2006.
En Allemagne, la banque IKB et l’Institut public SachsenLB ont été
sauvés d’extrême justesse. Récemment, l’Angleterre a dû nationaliser la
banque Northern Rock tombée en faillite. Le 13 mars 2008, le fonds
Carlyle Capital Corporation (CCC), connu pour sa proximité affichée
avec le clan Bush, s’est effondré : ses dettes représentaient 32 fois
ses fonds propres. Le lendemain, la prestigieuse banque états-unienne
Bear Stearns (5e banque d’affaire aux Etats-Unis), à cours de
liquidités, a appelé à l'aide la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed)
pour obtenir un financement d'urgence. Elle sera rachetée par la banque
JP Morgan Chase pour une bouchée de pain. Plusieurs
segments du marché de la dette constituent des constructions bancales
en train de s’effondrer. Ils entraînent dans leurs déboires les
puissantes banques, les hedge funds, les fonds d’investissement qui les
avaient créés. Le sauvetage des institutions financières privées est
réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics.
Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes sont encore une
fois de mise. Mais
une question se pose : pourquoi les banques, qui aujourd’hui n’hésitent
pas à effacer des dettes douteuses par dizaines de milliards de
dollars, ont-elles toujours refusé d’annuler les créances des pays en
développement ? Elles font là la démonstration que c’est parfaitement
possible et tout à fait nécessaire. Rappelons qu’à l’origine des dettes
actuelles réclamées par les banques à ces pays, on trouve des
dictatures criminelles, des régimes corrompus, des dirigeants fidèles
aux grandes puissances et aux créanciers. Les grandes banques ont prêté
sans compter à des régimes aussi peu recommandables que ceux de Mobutu
au Zaïre, de Suharto en Indonésie, aux dictatures latino-américaines
des années 1970-1980 sans oublier le régime d’apartheid en Afrique du
Sud. Comment peuvent-elles continuer d’infliger le joug de la dette à
des peuples qui ont souffert de régimes dictatoriaux qu’elles ont
elles-mêmes financés ? Sur le plan juridique, de nombreuses dettes
odieuses figurent dans leurs livres de compte et n’ont pas à être
remboursées. Mais les banques continuent d’exiger leurs remboursements. Rappelons
également que la crise de la dette du tiers-monde a été provoquée en
1982 par la hausse brutale et unilatérale des taux d’intérêts décidée
par la Fed. Auparavant les banques privées avaient prêté à tour de bras
à taux variable à des pays déjà surendettés, finalement incapables de
faire face. Aujourd’hui, l’histoire se répète, mais au Nord cette fois
et d’une manière spécifique : les ménages surendettés des Etats-Unis
sont devenus incapables de rembourser leur emprunt hypothécaire à taux
variable car la bulle de l’immobilier a éclaté. Les
effacements de dette que les banques réalisent donnent raison à tous
ceux qui, comme le CADTM, revendiquent une annulation de la dette des
pays en développement. Pourquoi ? Parce que la dette à long terme des
pouvoirs publics du tiers-monde envers les banques internationales
atteignait 181,9 milliards de dollars en 2006 (2) . Depuis août 2007,
elles ont déjà dû effacer un montant bien supérieur, et ce n’est pas
fini… Les grandes banques privées ont donc triplement fauté : - elles ont construit de désastreux montages de dette privée qui ont conduit à la catastrophe actuelle; -
elles ont prêté à des dictatures et ont obligé les gouvernements
démocratiques qui ont succédé à rembourser jusqu’au dernier centime
cette dette odieuse ; -
elles refusent d’annuler des dettes des pays en développement alors que
leur remboursement implique une détérioration des conditions de vie des
populations. Pour
toutes ces raisons, il faut exiger qu’elles rendent des comptes sur
leurs agissements au cours des décennies passées. Les gouvernements des
pays du Sud doivent réaliser des audits de leur dette, comme le fait
l’Equateur aujourd’hui, et répudier toutes leurs créances odieuses et
illégitimes. Les banquiers leur démontrent que c’est parfaitement
possible. Il s’agira du premier pas pour rendre à la finance le rôle
qui lui revient, celui d’outil au service de l’être humain. De tous les
êtres humains. | |
23 mars 2008
Le cef de file des neo-cons...
Robert Kagan
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Robert Kagan, né le 26 septembre 1958 à Athènes, est un politologue américain, diplômé de Yale et de la Kennedy School of Government d'Harvard et docteur en histoire américaine de l'American University. Il est le chef de file des néo-conservateurs et confondateur avec William Kristol du think tank Project for the New American Century (PNAC). Il est membre du Council on Foreign Relations.
Il est à l'orgine de la lettre du 26 janvier 1998 envoyée à Bill Clinton pour lui demander de mener une autre politique en Irak consistant à renverser Saddam Hussein pour préserver les intérêts américains dans le Golfe[1].
Kagan fut en 1983 le conseiller en politique étrangère du républicain Jack Kemp et l'auteur des discours du secrétaire d'État George Shultz en 1984-1985, dans l'administration de Ronald Reagan.
Il est expert au Carnegie Endowment for International Peace[2] et au German Marshall Fund of the United States[3].
Kagan est un éditorialiste occasionnel du New Republic, de Policy Review, du Washington Post, et du journal néo-conservateur Weekly Standard.
Analyste néo-conservateur en politique étrangère, Robert Kagan vit aujourd'hui à Bruxelles avec sa famille. Il est peut-être plus connu en Europe et en France qu'aux États-Unis.
Notes et références [modifier]
Cela ne devrait pas étonner grand monde quand on sait que le conseiller principal de McCain est Robert Kagan, l’un des néo-conservateurs à l’origine du Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) et que sa femme est Victoria Nuland, l’ambassadrice américaine auprès de l’OTAN à Bruxelles, qui ne cesse d’inciter la France à envoyer plus de troupes dans ce que nos militaires appellent le « merdier ingérable » d’Afghanistan.
Le Projet pour un nouveau siecle Americain (PNAC) : vous devez savoir...
17 mars 2008
Crise Systemique Globale - Mars 2008 - Le pire arrive en fin d'annee
Crise systémique globale - Fin 2008 : Déroute des fonds de pension
- Communiqué public GEAB N°23 (15 mars 2008)
Selon LEAP/E2020, d'ici la fin de 2008, nous allons assister à une
formidable déroute de l'ensemble des fonds de pension de la planète,
mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce
cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu'il
correspond à l'arrivée à la retraite de la première vague des
baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des
fonds de pension s'effondrent au moment même où ils doivent commencer à
effectuer leur première grande série de versements aux retraités. Dans
ce numéro 23 du GEAB, notre équipe anticipe l'évolution de cette
prochaine crise des fonds de pension, précise les pays les plus touchés
(notamment en Europe) et présente des recommandations opérationnelles
et stratégiques pour y faire face.
Parallèlement, dans ce GEAB N°23 (sur abonnement), LEAP/E2020
anticipe les prochains mois de cette crise systémique globale qui est
désormais une évidence pour tous, s'attachant à anticiper les effets
pervers des prêts de la Réserve fédérale américaine qui sont en train
de fragiliser encore plus l'ensemble du système financier américain, et
analysant les risques à venir qui pèsent sur les établissements
bancaires aux Etats-Unis et dans certains pays européens
particulièrement exposés. Parallèlement notre équipe analyse l'impact
de la crise économique et financière US actuelle sur les probabilités
et les conséquences d'une attaque de l'Iran par Israël et les
Etats-Unis avant les prochaines élections présidentielles américaines.
En tout état de cause, avec l'annonce d'un plan de sauvetage d'urgence
de la cinquième banque d'affaires US, Bear Stearns (1) (prélude à sa
vente ou à sa mise en liquidation dans les prochaines semaines), on
assiste bien à la faillite d'un grand établissement financier dès le
premier trimestre 2008, comme anticipé par notre équipe dans le GEAB
N°19 (2).
Simultanément, le Dollar US a repris
sa chute libre par rapport à l'Euro, au Yen, au Yuan; l'or est à plus
de 1.000 USD/once, le pétrole à plus de 110 USD/baril, les bourses
mondiales en baisse de 20% en un trimestre, et la dernière tentative de
stopper la crise financière avec le prêt de 200 Milliards USD aux
banques par la Réserve fédérale américaine a déjà montré qu'il avait
échoué ... tous les fondements de l'ordre économico-financier de ces
dernières décennies s'écroulent sous nos yeux, à un rythme de plus en
plus rapide. Ce sont bien tous les signes d'une crise systémique (3).
La prise de conscience désormais
généralisée que le monde fait face à une crise d'une ampleur et d'une
nature nouvelles permet déjà à nos chercheurs d'affiner certaines de
leurs anticipations. Ainsi, en ce qui concerne les devises, notre
équipe a entrepris de revoir ses estimations sur la valeur du Dollar US
par rapport aux trois autres monnaies mondiales stratégiques, à savoir
l'Euro, le Yen et le Yuan. Ainsi, LEAP/E2020 estime désormais que le
taux EURUSD atteindra 1,75 à la fin 2008 (au lieu de 1,70 comme l'avait
anticipé notre équipe dès 2006) ; le taux USDYEN tombera à 90 et le
taux USDYUAN à 6 (4).
Evolution du Dollar Index (panier de monnaies références (5)) au 14/03/2008 / Source FxStreet
Devant l'ampleur de la Très Grande Dépression US désormais en plein
développement (6), LEAP/E2020 se félicite de constater que les
autorités américaines, suite aux nombreuses protestations (7), ont
finalement décidé de maintenir la parution synthétique des indicateurs
économiques US sur le site EconomicIndicators.Gov.
Dans une période aussi troublée, il est en effet important que
l'information statistique sur l'économie des Etats-Unis reste aisément
et largement disponible. Les finances d'une multitude d'acteurs privés
et publics, individuels et collectifs en dépendent.
Dans cette même logique, la Réserve
fédérale d'Atlanta fait oeuvre utile en diffusant gratuitement un DVD
intitulé « Se préparer à la crise : reconnecter son flux financier
vital » (« Crisis Preparedness: Reconnecting the Financial Lifeline
»), qui permet aux opérateurs de toute nature d'anticiper la crise, et
donc de mieux s'y préparer (8). Dans la perspective de la phase
d'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis, prévue pour
Septembre 2008 par LEAP/E2020 (9), ces conseils officiels prennent tout
leur sens. Notamment, comme nous le soulignons depuis des mois, en cas
de crise grave, « le liquide est roi » (« Cash becomes king » comme le
répète ce DVD), et ce que la crise soit liée à un désastre naturel ou
provoqué par les hommes comme l'illustre parfaitement le fait que les
assureurs américains ont désormais perdus plus d'argent à cause de la
crise des subprimes qu'à cause du cyclone Katrina, pourtant le pire
désastre naturel de l'histoire des Etats-Unis (10).
Réserves propres des établissements de dépôts américains (1950 – 02/2008) / Source Réserve fédérale de Saint Louis
Pour finir, des courbes comme celle ci-dessus illustrent de manière frappante combien la situation est infiniment plus grave que ne peuvent même l'imaginer les dirigeants les plus intelligents (et ils sont peu nombreux). Elle montre à quel point le système financier américain, et derrière lui celui d'une grande partie de la planète, est atteint mortellement. Les banques US n'ont plus d'argent ; c'est aussi simple et dramatique que cela. La contagion va maintenant entrer dans une seconde étape de son développement et va donc bien générer une nouvelle série de faillites bancaires d'ici l'été, comme anticipé dans le GEAB N°20, entraînant la rupture du système financier mondial dans la seconde moitié de 2008.
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Notes:
(1) Source : Reuters, 14/03/2008
(2) Nous avions annoncé Février 2008 dans le GEAB N° 19,
et c'est finalement le 14 Mars que cette première banque américaine
aura fait défaut. Nous rappelons par ailleurs que désormais, selon
notre anticipation de Novembre 2007, d'autres banques américaines,
européennes et asiatiques vont suivre.
(3) D'ailleurs CNN/Money
ne s'y trompe pas qui titre son dossier spécial : « Problème N°1 :
L'argent de l'Amérique ». Source : CNN/Money. Car en effet, à la base,
il s'agit bien de cela : l'évaporation pure et simple de milliers de
milliards de dollars US accumulés de manière illusoire ces dernières
années dans les comptes d'établissements financiers, d'entreprises, de
particuliers et de gouvernement, à travers toute la planète. C'est ce
qu'avait précisément notre équipe dans les premiers GEAB dès le début
de l'année 2006.
(4) LEAP/E2020 souhaite souligner que
si les Etats-Unis et Israël lancent une attaque sur l'Iran cette année,
nos estimations, développées dans le GEAB N°23, sont encore plus
négatives pour la valeur du Dollar US d'ici la fin 2008. Et concernant
les rumeurs d'une action concertée des banques centrales pour mettre
fin à la chute de la devise américaine, soyons clairs, elles n'ont
aucun fondement : une telle action ne peut plus être mise en œuvre, les
banques centrales ayant des intérêts désormais divergents du fait du
découplage entre les grandes régions économiques mondiales, comme l'a
anticipé LEAP/E2020 depuis plusieurs mois. L'effondrement du Dollar US
se nourrit de l'entrée en récession de l'économie américaine et d'une
dévaluation connexe d'environ 50% par rapport aux autres grandes
devises.
(5) Monnaies du Dollar Index : Euro,
Yen, Dollar Canadien, Livre britannique, Franc suisse et Couronne
suédoise. Si le Yuan chinois était intégré à cet index sa chute serait
encore plus forte.
(6) Il y a même désormais des sites web qui se spécialisent sur le sujet, par exemple Depression2.TV dont le sous-titre est éloquent : « Survivre à la Seconde Grande Dépression ».
(7) Extrait du communiqué posté sur le site EconomicIndicators.Gov
: « ... l'ESA (Economics and Statistics Administration) avait
initialement prévu de cesser le service (de publication des
indicateurs) pour des raisons budgétaires, mais face aux réactions
reçues par l'ESA, la décision a été prise de continuer le site ... ».
(8) Source : Banking Information, Federal Reserve Bank of Atlanta (pour commander le DVD auprès de la Fed d'Atlanta, voici le lien direct ici)
(9) Voir GEAB N°22
(10) Source : Bloomberg, 14/03/2008
Samedi 15 Mars 2008
Dans la même rubrique :
Le GlobalEurope Anticipation Bulletin disponible désormais également en Espagnol !
- 14/03/2008
Survivre quand 1 Euro vaut 1,50 USD et 1 baril de pétrole vaut 150 USD
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Offert
avec tout nouvel abonnement ! Numéro spécial 'GEAB/CRISE DES SUBPRIMES
: Causes, déroulement, conséquences et conseils stratégiques'... tout
comprendre pour bien se prémunir
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Offre Archives GEAB (1) – 6 numéros d'archive de votre choix pour 50 euros
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Crise du dollar / L'Euro à 1,30 USD - Un message de Franck Biancheri, Directeur de recherche de LEAP/E2020
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Le prospectiviste français, Pierre Gonod, donne son point de vue sur le travail d'anticipation de LEAP
- 30/08/2006
16 mars 2008
Crise Financiere Globale : Selon le FMI il faut se preparer au pire
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Un scenario du krack mondial
Crise financière : le krach parfait, par Martin Wolf
21 février 2008
L’économiste Marin Wolf, éditorialiste au Financial Times, reprend à son compte les thèses de Roubini, et détaille le scénario conduisant au krach financier et à une récession qui pourrait durer plus d’un an, rédigé par ce dernier. Y a t-il des chances d’y échapper ? Peu, juge Wolf, bien peu.
Par Martin Wolf, Financial Times, 20 février 2008
« Je dirais à mes auditoires que nous ne sommes pas face à une bulle mais à une mousse - de nombreuses petites bulles locales qui ne grandissent jamais à un point pouvant menacer la santé de l’économie dans son ensemble » Alan Greenspan, « l’Age des Turbulences ».
Voilà quel était l’avis de M. Greenspan quant à la bulle immobilière américaine. Hélas, il avait tort. Jusqu’à quel point ce ralentissement peut-il être douloureux ? Pour répondre à cette question nous devrions interroger un authentique pessimiste (bear). Mon favori n’est autre que Nouriel Roubini, de l’Université de New York.
Récemment, les scénarios du professeur Roubini ont été suffisamment sombres pour provoquer des frissons. Mais son opinion mérite d’être prise au sérieux. Il a tout d’abord prédit que les USA seraient en récession en juillet 2006. A l’époque ses vues étaient extrêmement discutables. Elles ne le sont plus aujourd’hui. Il affirme maintenant qu’existe une « probabilité croissante d’une issue « catastrophique » pour l’économie et la finance. » Les caractéristiques de ce scénario seraient selon lui « un cercle vicieux, où une profonde récession rendrait les pertes financières encore plus sévères, ces pertes énormes et cet effondrement financier rendant à leur tour la récession encore plus grave. »
Le professeur Roubini affectionne les listes autant que moi. Voici ses 12 - oui, 12, étapes vers le désastre financier.
En premier, vient la plus grande récession immobilière qu’aient connue les USA. Le prix des biens, dit-il, va chuter de 20 ou 30% en dessous des sommets atteints, ce qui détruira de 4 à 6 000 milliards de patrimoine. Dix millions de foyers se retrouveront avec un « patrimoine négatif », (ndt : endettés pour une valeur supérieure à leur logement), ce qui constitue une incitation majeure pour renvoyer les clés (ndt : à la banque) et aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. De nombreux entrepreneurs immobiliers seront ruinés.
L’étape 2 verrait apparaître de nouvelles pertes, au-delà des
estimations actuelles de 250 - 300 milliards, dans les emprunts
subprimes. Près de 60% des contrats signés en 2005 et 2007 sont
« imprudents ou toxiques » affirme le professeur Roubini. Goldman Sachs
estime les pertes sur les emprunts hypothécaires à 400 milliards. Mais
si les prix de l’immobilier chutent de plus de 20% elles seront bien
plus élevées, ce qui diminuera d’autant la capacité des banques à
offrir des crédits.
L’étape 3 serait celle de lourdes pertes sur les crédits - non garantis - à la consommation associés aux cartes de crédit, aux prêts d’acquisition de véhicules, sur les emprunts étudiants, et ainsi de suite. Le « crédit crunch » s’étendrait des emprunts immobiliers à une grande part des crédits à la consommation.
L’étape 4 serait la dégradation de la note attribuée aux assureurs monolines, qui ne méritent pas la note AAA dont dépend leur modèle d’activité. S’en suivrait une dépréciation supplémentaire de 150 milliards sur les titres gagés sur des actifs.
L’étape 5 serait un krach du secteur de l’immobilier commercial, et la numéro 6 la faillite d’une grande banque régionale ou nationale.
A l’étape 7 apparaîtraient de grosses pertes sur des LBO imprudemment conçus ( ndt : les opérations de rachat d’entreprises financées par l’emprunt) . Les centaines de milliards de dollars de ces emprunts resteraient peser sur les bilans des établissements financiers.
L’étape 8 verrait une vague de défaillances d’entreprises. En général, la situation des entreprises américaine est convenable, mais un nombre non négligeable d’entre elles ont une faible rentabilité et sont lourdement endettées. Ces défaillances entraîneraient des pertes dans les Credit Defaut Swaps, les contrats de gré à gré qui assurent ce type d’emprunt. Ces pertes pourraient atteindre 250 milliards. Des compagnies d’assurances pourraient également faire faillite.
L’étape 9 serait le krach du « système financier bis » (ndt : « shadow » c’est-à-dire les fonds d’investissement et les établissements non régulés). Traiter les problèmes rencontrés par les fonds d’investissement, les SIV, etc.... serait rendu plus difficile par le fait que ces établissements n’ont pas accès aux prêts des banques centrales.
A l’étape 10 la valeur des actions poursuivrait sa chute. La faillite des fonds spéculatifs, les appels de marge et les ventes jouant la baisse (short) pourraient entraîner une baisse des prix en cascade.
L’étape 11 verrait l’assèchement des liquidités dans de nombreux marchés financiers, y compris l’inter bancaire et les marchés monétaires, provoqué par une perte de confiance dans la solvabilité.
L’étape 12 serait caractérisée par « un cercle vicieux de pertes, de réduction de capital, de contraction du crédit, de liquidation contraintes et de ventes en urgence d’actifs évalués en dessous de leurs fondamentaux de prix. »
Voilà, selon Roubini, les 12 étapes menant au krach. Au total, affirme-t-il, « Les pertes dans le système financier atteindraient plus de 1 000 milliards et la récession économique serait plus profonde, plus durable et sévère. » Pour lui, c’est le « scénario de cauchemar, » qui trouble le sommeil de Bernanke et de ses collègues de la Réserve Fédérale. C’est ce qui explique pourquoi la Fed, qui avait si longtemps sous estimé le danger, a baissé les taux de 2% cette année. Il s’agit de prévenir un krach financier.
Est-ce là un scénario plausible ? La réponse est oui. De plus, nous
pouvons être certain, s’il se réalise, qu’il mettrait fin à toutes ces
histoires au sujet du « découplage. » Si la récession dure 6
trimestres, comme le professeur Roubini nous en avertit, les politiques
menées en réaction dans le reste du monde ne seraient que trop peu,
trop tard.
La Fed peut-elle éviter le danger ? Dans un article ultérieur, le professeur Roubini donne les 8 raisons pour lesquelles elle ne le peut pas (il aime vraiment les listes !) . Les voici, en résumé. L’assouplissement de la politique monétaire américaine est contrarié par les risques encourus par le dollar, ainsi que l’inflation. Une politique agressive d’assouplissement peut combattre l’illiquidité, pas l’insolvabilité. Les assureurs monolines perdront leur notation, ce qui entraînera de sinistres conséquences. Les pertes dans leur ensemble seront trop élevées pour que les fonds d’investissement souverains puissent les assumer. L’action publique est insuffisante pour stabiliser les pertes dans l’immobilier. La Fed ne peut venir en aide au « système financier bis ». Les autorités de régulation ne pourront trouver une voie médiane adaptée entre l’exigence de transparence sur les pertes et celle de non intervention, qui toutes deux sont requises. En dernier lieu, le système financier, structuré autour des transactions, est lui-même en crise profonde.
Les risques sont bien sûr élevés, et la capacité des autorités à y faire face bien moindre que ce que la plupart espèrent. Il ne s’agit pas de dire que n’existe aucun moyen de s’en sortir. Mais malheureusement il s’agit de moyens toxiques. En dernier ressort, les gouvernements résolvent les crises financières. C’est là une loi d’airain. Les sauvetages peuvent exister, lorsque le gouvernement choisit ouvertement d’assumer la dette douteuse ou l’inflation, ou même les deux. Le Japon a choisi la première solution, au grand regret de son ministre des finances. Mais le Japon est un pays créditeur, où les épargnants ont une confiance totale dans la solvabilité de leur gouvernement. Les USA, au contraire, sont un pays débiteur. Il doit garder la confiance de l’étranger. S’il y échoue, la solution inflationniste devient probable. Voila qui explique suffisamment pourquoi l’once d’or a atteint 920 dollars.
La connexion entre l’éclatement de la bulle immobilière et la fragilité du système financier a donné naissance à des dangers considérables, pour les USA et le reste du monde. Les pouvoirs publics américains, au premier rang desquels la Fed, ont commencé à agir. Au bout du compte, ils réussiront. Mais cette histoire risque d’être affreusement pénible.
14 mars 2008
Survivre quand 1 Euro vaut 1,50 USD et 1 baril de pétrole vaut 150 USD
Cela a ete prevu il y a deja 2 ans !!!
On vous aura prevenuBonne lecture
Survivre quand 1 Euro vaut 1,50 USD et 1 baril de pétrole vaut 150 USD
- Extrait GEAB N°5 (15 mai 2006) -
Si vous étiez abonnés au GEAB, vous auriez lu ce qui suit dès le 15 mai 2006:
Quand deux des clés de voûte du fonctionnement du système économique
global de ses 60 dernières années se désagrègent, à savoir le Dollar
comme monnaie référence et le pétrole comme énergie à bon marché,
l'heure des remises en cause de la plupart des choix en terme
d'investissement et de stratégie privée et collective devient urgente.
Dans cette section, LEAP/E2020 développe ses conseils pour ceux que la
crise affecte déjà ou va affecter dans les mois à venir. Dans cette
édition du GEAB, notre équipe s'est concentrée sur les principales
conséquences d'un Euro à 1,50$ et d'un baril de pétrole à 150$. Ces
deux niveaux ne sont pas encore atteints, mais l'équipe LEAP/E2020
estime qu'ils ont de fortes probabilités d'être d'actualité quand la
crise atteindra la fin de sa période d'accélération, et donc le début
de sa période de plein impact. C'est donc pour demain. Autant commencer
dès aujourd'hui à préparer des décisions qui sont de toute façon
toujours plus longues à mettre en œuvre qu'on ne l'imagine de prime
abord.
A. 1 Euro = 1,50 $ :
Selon que vous vivez dans la zone Euro, dans la zone Dollar ou à
l'extérieur de ces deux zones, les conséquences seront très
différentes. Mais dans tous les cas, 1 Euro = 1,50$ bouleversera
fondamentalement les certitudes qui dictaient votre conduite ou votre
politique. Cela représentera en effet une baisse de près de 30% de la
valeur du Dollar par rapport à l'Euro en environ 6 mois.
1. Si vous êtes dans la zone Euro :
Les secteurs exportateurs vers la zone Dollar vont très vite et très
directement pâtir de cette situation. Par exemple, la voiture allemande
exportée aux Etats-Unis voit son prix de vente automatiquement
augmenter de 30%, sauf si le constructeur décide de réduire sa marge
bénéficiaire. C'est d'ailleurs souvent ainsi que réagissent les
exportateurs affectés par une soudaine dévaluation de la monnaie de
leur client afin de conserver leur part de marché. Cependant, la marge
des industries exportatrices n'est en général, et au mieux, que de 10 à
15%. Il leur sera donc impossible d'absorber l'essentiel de la hausse
du prix de leurs produits dans la zone dollar, sauf à vendre à perte et
à se retrouver accusés de « dumping ». Donc la voiture allemande (ou le
foie gras français) vont voir leur prix fortement augmenter aux
Etats-Unis et de ce fait il est probable que les résultats de leurs
ventes aux Etats-Unis s'en trouveront fortement affectés à la baisse.
Si vous avez des actions de sociétés européennes dont les résultats
dépendent fortement de leurs exportations sur le marché américain,
soyez donc très prudents, car vous risquez de mauvaises surprises. Si
vous êtes un responsable d'une telle société, et si vous en avez encore
la possibilité, baissez vos coûts de production au plus vite, ou encore
mieux exportez plus dans la zone Euro ou hors de la zone Dollar.
En revanche, les produits américains vont devenir très bon
marché, tout comme investir aux Etats-Unis ou y passer ses vacances.
Mais là attention, car comme indiqué dans une section précédente de ce
numéro du GEAB, d'autres facteurs internes aux Etats-Unis, conséquences
de cette crise systémique globale, risquent de vous faire relativiser
l'aubaine.
2. Si vous êtes dans la zone Dollar :
Si vous ne consommez que des produits américains ou opérez sur des
marchés aux monnaies indexées au Dollar, pas de problème. Vous ne
sentirez pas la différence. Enfin pas directement car en fait, vous
devez être une exception. En effet, au vu de l'immense déficit
commercial des Etats-Unis, la plupart des consommateurs américains
consomment des produits importés (le pétrole, pour n'en citer qu'un).
Donc si même vous n'êtes pas concernés, votre famille, vos amis, vos
collègues, vos employeurs le seront. En in fine vous aussi donc. Et
c'est un impact très dur qui va être ressenti. Car, et on peut déjà le
constater avec l'Euro qui vaut près de 1,30$, ce n'est pas l'Euro qui
monte, mais bien le Dollar qui baisse, aujourd'hui déjà par rapport au
Dollar canadien, au Yen japonais et demain par rapport au Yuan chinois.
En fait, c'est à un renchérissement de près de 30% du coût de la vie
que vous allez devoir faire face car ce sont les monnaies de la
quasi-totalité des producteurs de biens étrangers consommés aux
Etats-Unis qui vont monter de 30% par rapport au Dollar. Cela va
constituer une inflation importée très forte et induire une hausse des
taux d'intérêt en proportion (pour essayer de limiter l'inflation et la
baisse du Dollar). Cette hausse des taux d'intérêt va parallèlement
provoquer un alourdissement considérable du coût des importants crédits
que la plupart des consommateurs américains ont pris ces dernières
années. Donc, aux Etats-Unis, c'est un terrible processus
d'appauvrissement de la société qui va se déclencher : baisse de la
monnaie plus inflation et hausse des taux risquent de faire chuter de
50% le pouvoir d'achat des consommateurs américains. Si vous êtes
américain, désendettez-vous au plus vite, changez vos Dollars en Euro,
Yen ou métaux précieux, et dégagez-vous des investissements étroitement
dépendants de la consommation des ménages aux Etats-Unis. Si vous
n'êtes pas américain, mais vendez vos produits en Dollars, vous allez
devoir choisir entre « rester en Dollar, mais augmenter de 30% au moins
vos prix en Dollar » ou bien « commencer à vendre vos produits dans
d'autres devises dont très certainement l'Euro ». C'est d'ailleurs ce
que se préparent à faire les producteurs pétroliers.
3. Si vous êtes hors des zones Euro et Dollar :
Les prix des produits européens ne changeront pas beaucoup pour vous a
priori. En revanche, à produits égaux, les équivalents américains vont
en général vous paraître soudain extrêmement bon marché. Si votre
activité ou vos investissements dépendent directement d'exportations
vers les Etats-Unis, essayez au plus vite de vous désengager ou de
réorienter votre activité vers les autres zones économiques : les
consommateurs américains ne seront plus au rendez-vous pour acheter vos
produits, car ils seront appauvris et vos produits relativement
beaucoup plus chers.
B. Le baril de pétrole à 150$
Là aussi finalement, tout dépend de la zone monétaire dans laquelle
vous vivez. Dans la zone Euro, cette hausse sera absorbée en grande
partie par la baisse du Dollar. Ainsi sur les trois derniers mois, la
hausse de 10$ par baril n'a représenté en fait qu'une hausse de 3 Euros
par baril du fait de la baisse du Dollar passé de 1,18 à 1,29 pour 1
Euro. Hors zone Euro et Dollar, si vous appartenez aux zones dont la
monnaie va se renchérir par rapport au Dollar, vous limiterez de la
même manière l'impact négatif. Si en revanche, vous appartenez à la
zone Dollar (ou à une zone indexée au Dollar), vous subirez pleinement
l'impact de cette hausse. Si vous êtes américain, elle va avoir des
conséquences directes sur votre mode de vie car la société américaine
est conçue fondamentalement sur une logique d'énergie (et de pétrole en
particulier) bon marché. Et un Dollar perdant 30% face aux autres
grandes monnaies associé à un pétrole doublant son prix en six mois,
c'est brutalement la fin de cette logique. En absence de systèmes de
transports en commun, comme c'est le cas aux Etats-Unis, choisissez (et
investissez) dans tout ce qui est lié à l'économie d'énergie.
23 février 2008
le traite de lisbonne ; tartuferie
A l’initiative citoyenne d’un juriste et d’un informaticien, plus de 1100 personnes ont porté plainte à la Cour européenne des Droits de l’homme contre le processus de ratification parlementaire du Traité de Lisbonne, qu’ils estiment illégal du point de vue du droit européen. Si l’on croise leur argumentaire (ci-dessous) avec l’histoire secrète du Traité (voir ici) et sa portée anti-Etat, anti-souveraineté et anti-sociale, on voit alors se dessiner des méthodes dignes d’un coup d’Etat financier.
D’abord,
le traité a été rédigé par la Conférence intergouvernementale (CIG) qui
s’est conclue le 18 octobre à Lisbonne. Les membres et experts
juridiques de ce groupe émanent de l’exécutif des pays membres et leur
liste est tenue secrète. Ils ne sont donc pas élus et ne connaissent
pas de contre-pouvoir.
Selon le protocole 1 - article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, « Les Hautes Parties contractantes [c’est-à-dire les Etats] s’engagent
à organiser, à des intervalles raisonnables, des élections libres au
scrutin secret, dans les conditions qui assurent la libre expression de
l’opinion du peuple sur le choix du corps législatif. » En d’autres
termes, la CIG n’a aucune légitimité à rédiger des textes à valeurs
législative. Pour ce faire, elle devrait avoir un mandat législatif
donné directement par le peuple et ses membres devraient donc être élus
au suffrage universel.
Au
lieu de cela et d’après l’article 48 du traité sur l’Union Européenne,
les parlements nationaux, pourtant corps législatifs élus au suffrage
universel, n’ont aucun droit d’intervenir dans l’élaboration des
traités. Leur rôle se limite à dire oui ou non. Ils n’ont aucun droit
de proposition. Et quand bien même ils refuseraient de ratifier le
Traité, cela n’aurait pas force de contrainte pour abandonner ou faire
modifier le Traité.
La plainte invoque aussi la violation du Code de bonne conduite en matière référendaire de la Commission européenne pour la démocratie par le droit (un organe consultatif du Conseil de l’Europe) au nom du principe de parallélisme des formes. Le referendum décisionnel du 29 mai 2005 a clairement refusé le texte du Traité constitutionnel européen, il ne peut être réintroduit par voie non référendaire.
Pour en savoir plus www.29mai.eu
16 février 2008
Crise Systemique Globale - Fevrier 2008
En janvier les bourses mondiales ont perdues 5200 milliards de dollars, en seul mois ! La presse 'economique-bien-pensante' en parle t'elle, non, on parle des affaires francos-francaises de Kerviel et passant par Carla et autres new peoples..La realite est voilee volontairement : c'est criminel !
World bourses lost $5.2 trillion in January - S&P index division
(Agencies)
Updated: 2008-02-10 14:44
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A trader at the Frankfurt Stock Exchange in January 2008. World stockmarkets lost $5.2 trillion (3.6 trillion euros) in January thanks to the fallout from the US subprime crisis and fears of a global economic slowdown, Standard & Poor's said. [Agencies] |
PARIS - World stock markets lost $5.2 trillion (3.6 trillion euros) in January thanks to the fallout from the US subprime crisis and fears of a global economic slowdown, Standard & Poor's said Saturday.
Crise systémique globale / Septembre 2008 - Phase d’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis
Communiqué public GEAB N°22 (15 février 2008)
15/02/2008

Selon LEAP/E2020, la fin du 3° trimestre 2008 marquera un nouveau point d’inflexion dans le développement de la crise systémique globale. A cette date en effet, l’impact cumulé de l’ensemble des différentes séquences de la crise (voir tableau ci-dessous) attendra sa puissance maximale et affectera donc de manière décisive le coeur même des systèmes concernés, au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis, épicentre de la crise actuelle. Aux Etats-Unis, ce nouveau point d’inflexion se traduira par un effondrement de l’économie réelle, ultime étape socio-économique de l’explosion en série des bulles immobilières et financières [1] et de la poursuite de la chute de la valeur du Dollar. L’effondrement de l’économie réelle US représente tout simplement l’arrêt quasiment complet de la machine économique américaine : faillites privées et publiques en très grand nombre, fermetures massives d’entreprises et de services publics [2], ...
Signe avant-coureur, il est intéressant de noter qu’à partir de Mars 2008, le gouvernement américain interrompra la publication de ses indices économiques pour des raisons de contraintes budgétaires [3]. Les lecteurs du GEAB N°2 et de l’alerte connexe, gardent certainement en mémoire notre anticipation qui avait notamment corrélé la chute à venir du Dollar avec la fin de la publication de M3 par la Réserve fédérale US. Voici à notre avis un nouveau signal clair que les dirigeants américains s’attendent dorénavant à de bien sombres perspectives économiques pour leur pays.
Perspective temporelle des 7 séquences de la phase d’impact de la crise systémique globale, anticipée depuis la mi-2007 - Source LEAP/E2020, GEAB N°18 (10/2007)
Dans ce GEAB N°22, les experts de LEAP/E2020 tentent notamment d’anticiper les conséquences concrètes de cet effondrement de l’économie réelle américaine sur les Etats-Unis eux-mêmes, et sur les autres régions de la planète. Parallèlement, notre équipe développe une série de cinq recommandations stratégiques et opérationnelles pour se prémunir face à l’aggravation de la crise systémique globale des mois à venir.
A l’occasion du deuxième anniversaire de la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait fait le tour de la planète en Février 2006 [4], LEAP/E2020 souhaite néanmoins rappeler que nous entrons désormais de plain-pied dans une période sans aucun précédent historique. Comme l’a souligné à maintes reprises depuis deux ans notre équipe de chercheurs, les comparaisons avec les crises précédentes de l’économie moderne sont fallacieuses. Il ne s’agit en effet ni d’un « remake » de la crise de 1929 ni d’une répétition des crises pétrolières des années 1970 ou boursières de 1987. Il s’agit bel et bien d’une crise systémique globale, c’est-à-dire affectant l’intégralité de la planète et touchant directement aux fondements du système international qui sous-tend l’organisation planétaire depuis des décennies.
Pour LEAP/E2020, il est également édifiant de constater que deux ans après la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait simultanément suscité l’intérêt de millions de lecteurs dans le monde entier et l’ironie condescendante de la plupart des « experts » et « responsables » du monde économique et financier, tout le monde est désormais convaincu qu’il y a bien une crise, qu’elle est bien globale et pour la plupart qu’elle est peut-être bien systémique. Cependant, notre équipe reste toujours étonnée par l’incapacité qu’ont ces mêmes experts et responsables à appréhender la nature même du phénomène que nous vivons actuellement. A les lire, cette crise systémique globale ne serait qu’une sorte de crise, « classique » mais en plus « gros ». C’est ainsi que les médias financiers reflètent d’ailleurs les interprétations dominantes de la crise en cours. Pour notre équipe c’est là une démarche non seulement intellectuellement paresseuse [5] mais moralement coupable car elle a pour principale conséquence de ne pas permettre aux lecteurs (qu’ils soient simples citoyens, investisseurs individuels ou responsables d’institutions privées ou publiques) de se préparer aux chocs à venir [6].
Ainsi, contrairement à ce que l’on peut lire ces dernières semaines dans les médias dominants, toujours prompts à tenter de camoufler la réalité pour servir les intérêts qui les dominent, LEAP/E2020 souhaite rappeler que c’est avant tout aux Etats-Unis que cette crise systémique globale prend avant tout une forme sans précédent (la « Très Grande Dépression US » comme l’a appelée notre équipe dès Janvier 2007 [7]) puisque c’est autour d’eux, et d’eux seuls, que s’est progressivement organisé le monde issu de la Seconde Guerre Mondiale. Les différents numéros du GEAB ont largement expliqué cette situation. Pour résumer, nous jugeons utile de souligner que ce n’est ni l’Europe ni l’Asie qui ont un taux d’épargne négatif, une crise immobilière généralisée jetant à la rue des millions de citoyens, une devise en chute libre, des déficits publics et commerciaux abyssaux, une économie en récession et pour couronner le tout, des guerres coûteuses à financer.
Ce ne sont donc ni l’Asie ni l’Europe (plus exactement ‘la zone Euro’) qui subiront les conséquences les plus brutales, les plus durables et les plus négatives de la crise en cours ; mais bien les Etats-Unis et les pays/économies fortement corrélé(e)s aux Etats-Unis (ce que nos experts appellent désormais le « risque américain ») [8]. Il y a bien en effet « découplage » entre l’économie US et celles des autres grandes régions du monde. Mais « découplage » ne signifie pas « indépendance ». Il est bien évident, comme l’a anticipé LEAP/E2020 depuis de nombreux mois, que l’Asie et l’Europe seront affectées par la crise. « Découplage » signifie en revanche que les évolutions de l’économie US et celles des autres grandes régions du monde ne sont désormais plus synchronisées, que l’Asie et l’Europe évolueront dorénavant selon des trajectoires qui ne seront plus déterminées par celles de l’économie US.
La crise systémique globale marque en fait le début du « découplage » entre l’économie US et celles du reste de la planète. Les économies non « découplées » seront d’ailleurs celles qui vont être entraînées dans la spirale négative américaine.
Chute brutale du nombre des emplois indépendants aux Etats-Unis - Source Bureau of Labor Statistics / Merril Lynch (les zones ombrées représentent les périodes de récession)
Les exemples d’explosion des bulles immobilière (2006) et financière (2007) sont éloquents. En effet, l’immense majorité des opérateurs (non-spécialistes du secteur concerné) a découvert que la « fête était finie » bien après le renversement de tendance. Durant toute la période de retournement (qui dure en général 6 mois à 1 an maximum), la parole dominante a continué à prétendre que rien ne changeait et que les incertitudes naissantes n’avaient aucune raison d’être ; puis, que les problèmes resteraient confinés au secteur concerné et aux seuls Etats-Unis. Ceux, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, qui ont écouté ce discours s’en mordent les doigts aujourd’hui car ils sont désormais prisonniers de maisons invendables (ou en passe d’être saisies) ou voient chaque jour un peu plus que la veille la valeur de leurs actions s’effriter [9].
Concernant les marchés boursiers, notre équipe avait anticipé dès Octobre 2007 que les bourses mondiales perdraient entre 20% et 60% selon les régions au cours de l’année 2008. Aujourd’hui, nous devons réévaluer nos anticipations en direction d’une baisse encore plus forte puisque, d’une part, les places boursières ont en général déjà perdu entre 10% et 20% depuis le début de l’année [10], et que, d’autre part, l’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis d’ici la fin de l’été 2008 va entraîner toutes les bourses mondiales dans une spirale infernale. Pour LEAP/E2020, c’est vers une baisse de 50% en moyenne par rapport à 2007 que s’orientent désormais les bourses mondiales (y compris dans les pays émergents) [11].
Ce type de réévaluation est typique du travail d’anticipation réalisé par LEAP/E2020. Nous cherchons chaque mois à discerner les tendances qui se renforcent ou au contraire s’affaiblissent afin d’en tirer les conséquences nécessaires pour améliorer la pertinence de nos évaluations. Nous ne cherchons pas à « avoir raison » [12], à « vendre » ou « promouvoir » quoi que ce soit. Nous cherchons simplement et sans a priori à décrire à l’avance les conséquences concrètes des grandes tendances à l’oeuvre dans notre monde du début du XXI° siècle et à faire part à nos lecteurs des moyens permettant de se prémunir des conséquences les plus négatives.
Dans ce numéro 22 du Global Europe Anticipation Bulletin, avec notamment notre alerte sur l’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis à partir de Septembre 2008, nous tentons à nouveau de prévenir ceux qui sont concernés par les conséquences de cet événement majeur qui va générer des troubles socio-politiques très graves aux Etats-Unis [13] dont l’économie est véritablement en train de s’écrouler [14], ce qui aura bien entendu des retombées très lourdes sur l’ensemble des marchés financiers et monétaires et pour l’économie mondiale. Nous n’avons toujours pas atteint le coeur de la crise. Selon LEAP/E2020, il sera atteint dans la deuxième moitié de 2008.
[1] Un film très instructif vient d’être présenté au Sundance Film Festival : I.O.U.S.A., réalisé par Patrick Creadon. En suivant le parcours de David Walker, US Comptroller General (et à ce titre en charge de contrôler les dépenses publiques du gouvernement fédéral), à l’occasion d’une série de conférences à travers les Etats-Unis sur l’état des finances publiques du pays, ce film traite de manière très directe des conséquences de la crise actuelle sur les Etats-Unis et les Américains. Sa sortie illustre combien en quelques mois la crise est sortie des débats d’expert et des conseils d’administration d’établissements financiers pour entrer dans la vie quotidienne des Américains.
[2] L’effondrement complet ces derniers jours du marché des obligations municipales américaines (les « Munis ») illustre la diffusion de la crise à tous les secteurs de la société américaine. Il représente un coup d’arrêt aux projets d’investissement public de l’ensemble des collectivités territoriales des Etats-Unis. Il est l’une des premières grandes victimes de l’implosion des « bonds insurers » qu’avait anticipée LEAP/E2020 dans le GEAB N°19. Et il démontre à nouveau combien les grandes banques sont désormais incapables de continuer à jouer leur rôle de financement de l’activité économique du pays. Sources : Financial Times, 13/02/2008 / Bloomberg, 14/02/2008
[3] Source : EconomicIndicators.Gov, Economics & Statistics Administration, US Department of Commerce
[5] La première raison qui empêche les « experts » de penser « l’impensable », ça n’est pas une question d’intelligence ; mais un problème « commercial ». En effet, cela les obligerait à revoir l’essentiel de leur « fonds de commerce » intellectuel (notamment leurs hypothèses traditionnelles de travail) et commercial (leurs « clients » n’apprécieraient pas de s’entendre dire qu’ils faisaient fausse route toutes ces dernières années).
[6] A ce sujet, soulignons le discours direct et sans fioriture de Mervyn King, patron de la banque centrale britannique, qui vient de prévenir ses concitoyens que la crise actuelle allait provoquer une baisse significative de leur niveau de vie. C’est un discours qu’hélas aucun dirigeant américain, y compris chez les Démocrates, ne semble prêt à tenir au peuple américain alors qu’il sera encore plus touché que le peuple britannique. Source : The Telegraph, 14/02/2008.
[7] Voir GEAB N°11, 15/01/2007.
[8] Dans ce numéro 22 du GEAB, l’équipe de LEAP/E2020 donne d’ailleurs une série de conseils pour aider les investisseurs à évaluer eux-mêmes le « risque américain » des différents pays, secteurs ou placements.
[9] Il en est de même pour tous ceux qui ont choisi d’écouter les discours dominants qui, tout au long des années 2006 et 2007, prétendaient impossible la montée du taux de change EURUSD vers 1,30, puis 1,40, puis désormais 1,50 ... en attendant les 1,70 pour la fin 2008.
[10] Seuls les « marchands de rêve » peuvent encore imaginer un redressement boursier d’ici la fin de cette année, car la crise va aller s’accélérant.
[11] Il est utile de rappeler qu’en Janvier 2008, en un seul mois, les bourses mondiales ont vu disparaître en fumée 5.200 milliards USD. Source : China Daily News, 10/02/2008
[12] Même si indéniablement nous avons eu raison ces deux dernières années en ce qui concerne la crise systémique globale.
[13] Voir ‘Séquence 6 : 2° Trimestre 2007 – 4° Trimestre 2009 : « Très Grande Dépression » aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays’, GEAB N°18, 15/10/2007
[14] Les prévisions concernant les faillites de dizaines de banques aux Etats-Unis dans les deux ans à venir illustrent l’ampleur des problèmes à venir. Source : Reuters, 01/02/2008
Dozens of U.S. banks will fail by 2010: analyst
By Jonathan Stempel
NEW YORK (Reuters) - Dozens of U.S. banks will fail in the next two years as losses from soured loans mount and regulators crack down on lenders that take too much risk, especially in real estate and construction, an analyst said.
The surge would follow a placid 3-1/2 year period in which just four banks collapsed, all in the last year, RBC Capital Markets analyst Gerard Cassidy said in a Friday interview.
Between 50 and 150 U.S. banks -- as many as one in 57 -- could fail by early 2010, mostly those with no more than a couple of billion dollars of assets, Cassidy said. That rate of failure would be the highest in at least 15 years, or since the winding down of the savings-and-loan debacle.
"The initial round of failures will come from smaller banks with limited access to capital and overexposure to commercial real estate," Cassidy said.
"Could banks with $75 billion or $100 billion of assets fail? That's hard to say, but it depends on the severity of the economic downturn and the real estate decline," he added.
Banks are under pressure as a slowing economy, the housing crunch, weak job growth and rising energy costs make it harder for individuals and businesses to pay their bills.
Compounding the problem has been the seizing up of capital markets that has led to more than $130 billion of write-downs worldwide, including at lenders such as Citigroup Inc (C.N: Quote, Profile, Research), Bank of America Corp (BAC.N: Quote, Profile, Research) and Washington Mutual Inc (WM.N: Quote, Profile, Research).
On Wednesday, Standard & Poor's said financial industry losses linked to mortgages may reach more than $265 billion.
Analyst Tanya Azarchs expects the pain to spread to regional banks, and especially "some of the smaller players that have yet to feel the full extent" of the credit crunch.
Cassidy said: "The regulatory focus is now acutely on commercial real estate. The problems are centered around construction loans in residential housing. Home prices and sales are declining. This leaves builders unable to carry the debt they took on because they can't sell their homes."
RESERVES MAY GROW, MERGERS MAY NOT
There are 8,553 banking institutions insured by the Federal Deposit Insurance Corp. Of these, 7,285 are commercial banks, 1,257 are thrifts and 11 are U.S. branches of foreign banks.
Twenty-six banks have failed since the last U.S. recession began in March 2001, the FDIC said.
The latest came last week, when Douglass National Bank of Kansas City, Missouri collapsed. Liberty Bank & Trust Co of New Orleans took over its $53.8 million of deposits. FDIC-insured institutions have about $8.19 trillion of deposits overall.
Cassidy expects the bank failure rate to be the worst since at least 1993, when 50 banks collapsed. That followed more than 2,000 failures in the previous decade, according to FDIC data.
Still, that pales in comparison with the more than 9,000 bank failures from 1930-1933, during the Great Depression, Federal Reserve data show.
A top U.S. bank regulator, Comptroller of the Currency John Dugan, said on Thursday that his office was prepared to intervene if banks with large real estate exposure maintained unreasonably low reserves for bad loans.
A tough credit and regulatory environment may make it hard for struggling banks to find suitors, Cassidy said.
On Thursday, Midwest banks Integra Bank Corp (IBNK.O: Quote, Profile, Research) and Peoples Community Bancorp Inc (PCBI.O: Quote, Profile, Research) called off their merger.
Integra Chief Executive Mike Vea lamented that the housing crunch "fundamentally changed the attitudes of the stock market, industry experts and regulators toward mergers."
Cassidy said: "Sellers are not going to receive the premiums they think they deserve. Merger activity is going to slow until the down leg in the credit cycle is past."
(Editing by Gary Hill)
Standard of living will fall, warns Mervyn King
By Edmund Conway, Economics Editor
Last Updated: 6:35am GMT 14/02/2008
Families have been warned to expect a decline in their standard of living as rising food and fuel prices place household finances under severe strain. Britons have enjoyed a decade of high spending on luxury goods, holidays and second homes, fuelled by low interest rates, easy credit and near-record lows in living costs.
But Mervyn King, the Governor of the Bank of England, issued a stark warning that this period had come to an end. Inflation has risen to a seven-month high, according to official figures, driven by significant increases in petrol and food prices. Fuel inflation is running at 19.3 per cent, the highest since records began in January 1997. In his quarterly update on the state of the economy, Mr King also indicated that there would be further reductions in interest rates in the months ahead, but not as many as the City had been expecting. advertisement He said he was not surprised that the banks had not been passing on the official cuts in borrowing costs to their customers, adding that they had been "unwise" in the way they had managed their accounts in previous years. He warned that house prices might not rise again for another three or four years. Mr King also refused to rule out the possibility of a recession this year. However, it was the Governor's warning on the standard of living that will attract most attention. Inflation has been rising sharply in recent months. An analysis by The Daily Telegraph showed earlier this week that household bills have gone up by £1,300 over the past year. Alan Clarke, an economist at the investment bank BNP Paribas, said: "The Governor is referring to this situation we've had for the past couple of years, with the burden of spending on essential, boring items like bills and food eating into people's incomes. Added to which, mortgage rates are staying high and we can't rely on the rising housing market to provide more cash. "I can't think of a comparable period like this one in the past decade. It is rather unparalleled." Ruth Lea, an economic adviser at Arbuthnot Banking Group, said the Governor's warning underlined the plight facing many families. "Quite simply, we are getting less bangs for our buck," she said. "Our standard of living is falling. Our incomes are not going as far. "For a large number of people, the cost of living is not rising at two per cent — it is increasing at close to six per cent or seven per cent. Then on top of that you have taxes digging into their incomes — particularly council tax." She said that when new tax rates take effect in April — with the lowest 10p rate being removed — those who were feeling the worst effects of price increases would be "clobbered again". Despite the pressure on household finances and the consequent clamour for the Bank of England to cut interest rates, Mr King said the recent phenomenon of mortgage lenders not passing on the full benefit of rate cuts to homeowners may continue. He said: "In the three years up to last summer, despite the fact that we were raising interest rates, actually mortgage rates did not rise as fast … and some lenders were content to narrow the margins at which they were lending. It wasn’t entirely wise. Now we are going through a period where the margin is being adjusted back to normal, so it wouldn’t be surprising if not all the full extent of interest rate cuts were being passed on. We will take this into account if this is happening with each [rate] decision." Sending a warning to families who expect the value of their home to increase in the coming years, Mr King added: "Looking several years ahead, there’s no reason to expect house prices to be markedly above where they are now. It’s conceivable there might be falls in house prices." The Chancellor is coming under increasing pressure to drop or postpone his planned 2p rise in fuel duty, due to come into force in April. Mr Darling used an appearance on radio yesterday to issue a reassurance that the economy was not in serious peril. "It will be a difficult year right across the world, but the fundamentals of the British economy are strong because of what we have done over the last 10 years. They will remain strong," he said. |
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02 février 2008
USA la crise des subprimes menace la moitié des États fédérés de faillite
USA : la crise des subprimes menace la moitié des États fédérés de faillite
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Nous indiquions, il y a quelques semaines, que 13 États fédérés des États-Unis étaient menacés de faillite en 2009 (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie), leur déficit cumulé atteignant 23 milliards de dollars [1].
Ce pronostic vient d’être revu par le Center on Budget and Policy Priorities après la seconde vague de la crise financière qui secoue les États-Unis. Ce sont en définitive 25 États qui sont menacés. Une estimation provisoire du déficit cumulé, portant sur 19 États concernés seulement, atteint 32 milliards de dollars. 6 États fédérés n’étant même plus en mesure de présenter leurs comptes.
Cette aggravation s’explique essentiellement par la chute des revenus fonciers après l’effondrement du marché immobilier.
À la liste ci-dessus, il convient donc d’ajouter 12 autres États : Alabama, Illinois, Iowa, Maryland, Michigan, Mississippi, New Hampshire, Ohio, Oklahoma, Pennsylvania, Vermont, Wisconsin.
Certains analystes évoquent également 3 États supplémentaires : Connecticut, Missouri, and Texas.
Le prochain président des États-Unis devra donc affronter une situation sans précédent : à son arrivée à la Maison-Blanche, en 2009, la moitié des États fédérés seront en faillite et interrompront une partie de leurs services (santé, éducation…). Cette situation ne manquera pas de raviver les plaies jamais fermées de la guerre de sécession, de plonger le pays dans son ensemble dans une crise politique, et d’ébranler les institutions fédérales elles-mêmes.
28 janvier 2008
La crise vue par Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001
Les Echos, 7 janvier 2008.
L’économie mondiale a connu de bonnes années. La croissance a été forte, le fossé entre pays développés et pays en développement s’est rétréci, avec une forte croissance en Inde et en Chine. Même l’Afrique ne s’en est pas si mal sortie, avec une croissance de plus de 5 % en 2006 et 2007. Mais cette période faste touche peut-être à sa fin. On s’inquiète depuis des années du déséquilibre causé par les énormes emprunts américains. L’instant de vérité est arrivé, avec la multiplication par quatre des prix du pétrole depuis 2003 - à laquelle l’Amérique a contribué avec sa guerre en Irak.
Jusqu’à présent, trois facteurs ont limité les effets d’un pétrole plus cher. D’abord la Chine, avec l’énorme augmentation de sa productivité, a exporté sa déflation. Ensuite, les Etats-Unis ont bénéficié de cette situation en abaissant leurs taux d’intérêt à des niveaux sans précédent, provoquant une bulle immobilière avec des prêts accessibles à tout le monde ou presque. Enfin, les travailleurs partout dans le monde ont amorti les conséquences du renchérissement, avec des salaires réels en baisse et une part plus faible du PIB.
Cette partie est terminée. La Chine est maintenant confrontée à l’inflation. Et si les Etats-Unis parviennent à convaincre la Chine de laisser sa monnaie s’apprécier, le coût de la vie augmentera en Amérique et ailleurs. Avec l’essor des biocarburants, les marchés de l’agriculture et de l’énergie sont devenus intégrés. Si l’on y ajoute l’augmentation de la demande et une baisse de l’offre pour des raisons climatiques, on peut s’attendre à une hausse du prix dans l’alimentation - une menace mortelle pour les pays en développement.
Cela pourrait mettre un coup d’arrêt à la surconsommation aux Etats-Unis. Même si la Réserve fédérale continue à baisser les taux d’intérêt, personne ne va se précipiter pour financer des prêts dans l’immobilier. Avec la baisse des prix dans ce secteur, la frénésie de dépenses va fatalement se calmer. Le gouvernement Bush espère retarder une vague de saisies de logements, et va laisser au prochain président la tâche de résoudre les problèmes économiques, comme il le fait avec le bourbier irakien.
L’Amérique exporte ses difficultés non seulement via ses mauvaises pratiques financières, mais aussi par un dollar plus faible. Il va être de plus en plus difficile à l’Europe d’exporter. L’instabilité des marchés financiers, liée à l’affaiblissement du dollar, sera coûteuse pour tous. Les salariés vont-ils accepter encore longtemps la baisse de leur niveau de vie au nom d’une mondialisation inéquitable dont les promesses apparaissent de plus en plus illusoires ? En Amérique, le mécontentement monte.
Pour ceux qui pensent qu’une mondialisation bien gérée peut bénéficier à tous et qui croient en la justice sociale et à l’importance de la démocratie, tout cela fait l’effet d’une douche froide. Les ajustements de cette ampleur sont toujours douloureux. Le revers de la médaille d’un « monde qui croule sous les liquidités » est un monde confronté à une demande globale fléchissante. Ces dernières années, les dépenses d





