L'observatoire de L'immo

L'observatoire de la bulle immobiliere en direct! Une piece de theatre de William Shakespeare en 4 actes ! Vous vous en doutez, une tragedie ! Mais que font les bulles de savon lorsqu'elle gonflent trop ?

20 juin 2007

Travailler plus pour gagner plus..parfait !

AssembleeNationale

A propos des Golden parachutes  :  La nouvelle indemnité « chômage » des députés…
 

Les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord ! Et la plupart des médias ne pipent pas mot Alors, faites des efforts, travaillez  plus pour payer des impôts qui serviront à payer les « golden parachutes » de nos députés.

5 ans d'indemnité « chômage » pour les députés = parachute en or de …  417120 Euros !
Et à l'issue des 5 ans, ils percevront "à vie" 20 % de ce traitement  !!!

Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.
C'est scandaleux ! Au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu'ils dénoncent le train de vie dispendieux de l'état !
 

L'information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a d'abord été révélée par « Le Canard Enchaîné » du 7 février 2007. Puis reprise  et précisée par le « Midi Libre » le 1er Mars 2007. Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons ( certes avec raison...). Pourquoi pas plus d'écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi votée en douce,l'a été à l'unanimité de tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s'octroyer des avantages, savent parfaitement s'entendre.

Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417 120 € = 60 mois x 6 952 € d'indemnités !
La confiance règne sur l'issue du prochain scrutin et les coquins et les copains s'organisent : J-L Debré avant de partir a fait voter une loi adoptée à l'unanimité ( tu parles… ) et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour selon info sur site  Assemblée nationale en net mensuel 5 178 € , brute 6 952 €.

Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel nous coûte 417 180 € par député non réélu !

Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L 'indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d'un Conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3  % . Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée, l'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite « de fonction ». Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence ). Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

- Indemnité de base : 5 400, 32 €
- Indemnité de résidence ( 3 % ) : 162, 01 €
- Indemnité de fonction ( 25 % du total ) : 1 390, 58 €
- Soit brut mensuel : 6 952, 91

Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues obligatoires :

- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 €
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 €
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €
- Soit net mensuel : 5 177, 66

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean - Louis Debré, nouveau Président du Conseil Constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non-réélus en juin prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement ( he oui les temps sont durs! ).


Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération  de 5 ans n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette « aide sociale », bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Evidemment aucun parti n'a protesté,...

PS: La profession d'homme politique n'existe pas...ils sont 'benevoles'

Posté par immopourlesnuls à 09:25 - Immo Coup de gueulle - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 janvier 2006

La jeune generation sacrifiee

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Du jamais-vu dans l'histoire : la dette mondiale, publique et privée, représente 141 % du PIB mondial, vient d'annoncer le FMI. Pourtant, on ne s'en rend guère compte, car la hausse de la dette, qui se fait au détriment des générations futures, accompagne le vieillissement démographique et l'évolution vers un capitalisme de plus en plus patrimonial et mondialisé. Depuis vingt ans, la valeur des patrimoines, dont la concentration est proportionnelle à l'âge, progresse plus vite que les revenus. La mondialisation explique l'absence d'inflation, donc les bas niveaux de taux d'intérêt et, partant, la forte valorisation réelle des patrimoines, alors que le vieillissement pousse à la privatisation progressive des systèmes de couverture publique des risques vieillesse et santé.

Les Etats-Unis compensent leurs déséquilibres financiers par des créations d'emplois, une mobilité sociale et un effort d'investissement substantiel dans les activités d'avenir et dans l'économie de la connaissance. Rien de tel en France. Etudiants, les jeunes subissent la massification et la paupérisation de l'enseignement supérieur et, actifs, ils endurent le sous-emploi (23 % de chômage) et l'emploi précaire. Plus que d'autres, les jeunes sont frappés par la mondiali- sation du marché du travail alors que les insiders se protègent.

La pression fiscale sur les revenus des jeunes actifs réduit aussi leur possibilité d'accumuler des richesses. En revanche, elle perpétue la rente statutaire d'un secteur public fossilisé, le service de la dette et la rente sociale des générations précédentes dont ces jeunes ne bénéficieront pas. A cela s'ajoute la bulle immobilière, qui appauvrit les jeunes locataires, transfère les risques sur les primo-accédants et creuse un peu plus la fracture territoriale. Dans la course au patrimoine et à l'intégration, la prime va aux héritiers, en dépit des discours incantatoires sur l'égalité des chances.

Les baby-boomers n'hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d'âge. On le voit, par exemple, avec les trente-cinq heures, qui ne s'appliquent pas aux lycéens et étudiants : cette mesure, qui a dégradé les finances publiques, réduit la croissance potentielle et aggravé le sous-emploi, illustre les choix d'une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être.

Par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas.

Posté par immopourlesnuls à 23:54 - Immo Coup de gueulle - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2006

Fracture immobilière : les seniors, rois du... timing.

Fracture immobilière : les seniors, rois du... timing.

Par Marie Phoenix le 11 janvier 2006  Le Blog Fimance

 

3840C'est à croire que nos seniors n'aiment pas notre jeunesse. Je parle des privilégiés des trente glorieuses et des soixante-huitards qui se sont empressés d'oublier leur révolte contre leurs aînés.

Alors qu'ils sont nombreux à avoir "tout" eu, tellement plus que leurs propres parents - les congés payés, la sécu, les allocations pour le troisième enfant, le système scolaire gratuit parmi les plus performants du monde - et aujourd'hui la retraite, celle qui nous fait rêver, mais à laquelle nous n'osons plus croire, nos seniors n'hésitent pas à faire monter la surenchère immobilière. Ce qui a alimenté la hausse des prix et aggravé le surendettement.

Alors que tant de scénarios pessimistes ont été écrits, tant de projections sombres continuent à alimenter les médias et les livres spécialisés, tant de soupçons se font de plus en plus "audibles" : la pierre serait X fois surévaluée et notre douce France serait en faillite. La belle vivrait trop bien, largement au dessus de ses moyens.

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Alors que notre avenir s'annonce bien moins radieux que le leur, voilà que les Européens ou Américains aux tempes argentées font grimper sans scrupules les prix de leurs résidences principales, parisiennes, lilloises ou lyonnaises, new-yorkaises ou madrilènes. Pour aller couler des jours heureux et prospères, et flamber dans un ultime baroud d'honneur les sommes faramineuses qu'ils n'espéraient pas pouvoir tirer de leur toit familial.

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Et peut-être pour devenir un jour à notre charge, en rêvant les poches vides frapper à notre porte pas remboursée, notre demeure d'endettés, tétanisés par la perspective du chômage, le nôtre et celui de nos juniors. Leur espérance de vie ayant tellement progressé, et l'appétit venant en mangeant, (il y a tellement d'activités passionnantes auxquelles se livrer, tellement de restaurants ou coins à découvrir, et  tant de hobbies à partager !), ils n'est pas évident que les salariés du temps béni du plein emploi aient le sens de la mesure et de l'économie. D'ailleurs on les encourage à dépenser et on créé pour eux des produits, des services et des attractions, il faut bien que quelqu'un consomme !

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La voici mise ne vente, leur résidence personnelle et fixe, payée en son temps un prix aisément supportable et remboursée sur une période plus que raisonnable. Quand leurs enfants avaient atteint l'adolescence, ou dans le pire des cas, l'âge des études supérieures, cela faisait souvent quelques années que leur crédit avait été liquidé, l'hypothèque levée. Il était temps, pour pouvoir faire face aux dépenses qui explosent entre 16 et 23 ans ! Et dorénavant 25, ou 28 si votre fils est un Tanguy bis. Le marché immobilier ayant "perdu la tête", ils n'ont qu'à tendre les bras pour ramasser cette manne immobilière tombée du ciel, cette pierre devenue or qui se revendait sans peine il y a quelques semaines encore à un prix stratosphérique, qui plane à une altitude que seuls les météorites étaient sensés atteindre. Ce jackpot inespéré, ils n'espéraient même pas le "tirer".

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A qui au juste ? Aux jeunes, inquiets de s'endetter sur une période longue comme un fleuve, qui leur semble incontrôlable et qui se déverse dans la poche de leur banquier en plus de la leur. Alors, la fracture immobilière entre générations se creuse chaque jours davantage, et les seniors, cette espèce privilégiée qui a su faire progresser le monde en gaspillant allégrement et qui a fait du verbe "profiter" sa devise, n'hésite pas à tendre la main davantage encore et à précipiter nos jeunes dans le surendettement.

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Cette espèce de retraités en fourrure et en Mercedes, arborant parfois quelques diamants, qui jardine, fait de la randonnée, va au soleil et aux skis/à la neige au moins une fois l'an, est en voie de disparition. Mais le sait-elle ?

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lire aussi : Fracture immoilière (1) : la pierre plombe le budget des Français, par Marie Phoenix

Fracture immobilière (2) : La surface moyenne du premier achat immobilier : bébé éjecté sans l'eau du bain ! par Marie Phoenix

Posté par immopourlesnuls à 23:29 - Immo Coup de gueulle - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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