L'observatoire de L'immo

L'observatoire de la bulle immobiliere en direct! Une piece de theatre de William Shakespeare en 4 actes ! Vous vous en doutez, une tragedie ! Mais que font les bulles de savon lorsqu'elle gonflent trop ?

30 juin 2006

On peut negocier jusqu'a 40% de baisse sur Marseille

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Voici le temoignage d'un agent immobilier (on suppose) suite a la diffusion d'un magazine sur chaine TV de marseille dont les invites etaient tous du 'cote obscure'...Le politiquement correct
En fait sur Marseille, se vit un vrai Krack>>>>

Salut a tous, Ce message est destiné principalement aux journalistes de la chaine Marseille. 

je m'intéresse depuis longtemps à l'immobilier puisque étant ex agent immobilier, et je pense que la majorité des marseillais s'y intéresse aussi. 

J'ai regardé un de vos reportages sur la question à Marseille, et je trouve que vos invités sont très mal choisis puisque tous défendent une cause commune : les prix chers. En effet, vous invitez le représentant de la FNAIM, les notaires, des directeurs d'agences.. Mais tous sont payés au pourcentage sur les prix. Personne pour leur donner le change, il leur est tres facile de renforcer l'illusion d'un marché sain. 

Or, si vous vous rendiez sur le terrain, vous verrez qu'actuellement vendre un bien sur Marseille, au prix de l'année dernière, c'est impossible. Les prix ont déjà bien baissé, le nombre de biens en vente est vertigineux. Les délais de transactions ne cessent de s'allonger. On avait tendance à ironiser en disant "Marseille est à vendre" dans le métier. Mais c'est vraiment ça, il suffit de voir l'épaisseur des journaux spécialisés. Elle a doublé en deux ans. 

On tente de nous faire croire à une pénurie, afin de stresser le client et de déclencher l'achat. C'est ca le métier d'agent immobilier. Mais en fait toute cette histoire n'est qu'une calomnie, un chateau de cartes, qui s'écroule lentement ; le véritable marché, derrière cet apparat sur, c'est une ruine. Il faut creuser un peu, investiguer, faire des recherches, chercher des contre témoignage... Il me semble que c'est ca du vrai journalisme, et c'est ca qui est intéressant. Quel intéret si personne ne donne le change à vos invités ? 
C'est cool une chaine proche des marseillais, mais encore faut il se donner les moyens de leur dire la vérité, pas de renforcer la calomnie. 

Actuellement lorsqu'un bien se vend, c'est au prix d'une tres forte négociation, jusqu'à 40% (j'ai connu ca) Les agences qui se sont multipliées les dernieres années, se livrent une concurrence impitoyable et stressante afin de continuer a faire croire en un marché sain. Beaucoup font faillite, d'autres AI, stressés, finissent par changer de boulot, d'autres en ont assez de prendre les acheteurs pour des imbéciles : c'est mon cas. 
J'en ai eu assez de vendre des taudis au prix d'un belle villa en sachant que l'acheteur faisait la bêtise de sa vie. 

Il faut savoir que tous les signes actuels vont dans le sens d'un krach immobilier sévère comme cela s'est produit en 1991. La baisse a d'ailleurs deja commencée. Il faut cesser de véhiculer aupres du commun des mortels qu'investir dans la pierre est sans risque. C'est faux. Le marché immobilier est soumis aux lois du marché, comme tous les autres marchés, et il fluctue sans cesse. La stagnation des prix, comme on tente de nous y faire croire, n'existe pas. L'histoire montre qu'apres une hausse de +150%, il y a une baisse similaire. La pierre ne fait pas que monter, il ne suffot pas d'acheter n'importe quoi n'importe ou, n'importe quand et d'attendre pour faire une affaire... 

Les gens qui achètent aujourd'hui, en "haut de cycle" comme on dit dans le métier, vont se retrouver ruinés s'ils doivent vendre avant de n'avoir remboursé le crédit, car la vente se fera à perte. 

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Posté par immopourlesnuls à 01:15 - Immo Temoignage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


31 mai 2006

Temoignage, papa m'a dit...


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Comme quoi les croyances sont toujours aussi presentes...mais avec de la patience et de l'ecoute, ca change...doucement...doucement...doucement...mais c'est INEVITABLE !

Pascal



EDITO
- Papa se fait du souci pour moi. Il a peur que je ne réussisse pas dans la vie. Il a la fâcheuse habitude de toujours me comparer à mes voisins. Encore samedi dernier, il a recommencé:

"Tu as vu cette maison", il m'a dit en me montrant une gigantesque villa dans le lotissement voisin. "Et la tienne en comparaison?"

"Oui Papa", je lui ai répondu, "tu as raison, la mienne, elle ne paie pas de mine, mais elle est solide, elle résiste au vent, j'arrive à la chauffer l'hiver avec un effort financier encore maîtrisable, et surtout, ...", et là, je deviens particulièrement catégorique, « je ne risque pas de la perdre parce que je n'arrive plus à rembourser le crédit. Le voisin, par contre, j'ai entendu quelques rumeurs, qu'il a un taux d'intérêt variable et un crédit sur presque la totalité de la valeur actuelle de la maison. Imagine que les prix de l'immobilier baissent un peu, ce qui n'est pas impossible, vu la montée des prix ces dernières années qui n'ont plus aucune relation avec l'augmentation des salaires... »

"Mais tu dis n'importe quoi", il m'a coupé court, "le prix de l'immobilier ne baisse jamais."

J’ai hésité si je devais lui dire que j'ai entendu parler des maisons dans ce lotissement justement qui étaient depuis des mois sur le marché et ne se vendaient pas et que cela ne présageait rien de bon pour les prix en général. Mais avant que je ne me sois décidé, il était reparti à l'attaque.

"Et sa voiture", a-t-il rajouté, "une belle grosse voiture avec un moteur puissant et presque flambant neuve."
Il peut vraiment être agaçant, mon vieux.

Alors je lui ai dit: "Mais tu sais combien elle consomme? Avec le prix du carburant actuellement? Je me demande combien de temps il peut encore se payer de faire le plein."

"Mais il gagne bien sa vie, lui. Je l'ai croisé il y a quelque temps, et il m'a parlé de l'augmentation qu'il a eue."

"Oui", je dis, "peut-être qu'il a eu une augmentation, mais elle sera bouffée notamment par ses frais de transport qui augmentent. Il ne restera pas grand’ chose de son augmentation à la fin du mois. Et les prix de consommation chez lui augmentent en général. A mon avis, son pouvoir d'achat est en train de baisser plus fort que chez nous ici.
"
"Mais toi aussi, tu paies ton essence plus cher", m'a rétorqué mon père.

"Ce n’est pas comparable", j'ai essayé de le convaincre. "Je l'ai toujours payée plus cher. Donc j'ai acheté une voiture qui consomme moins. Et je paie peut-être 20 pour cent plus cher. Lui, il paie carrément le double depuis un an. Et il habite beaucoup plus loin de son lieu de travail - comme l'essence ne coûtait presque rien; au moins jusqu'à récemment."

"Et son bateau", mon père ne lâche pas de prise. "Toi, tu ne pourrais jamais te payer un tel bateau."

"Mais je n'en ai pas besoin", j'ai grommelé. "Et bien sûr je pourrais me payer un tel bateau, si ma banque acceptait de me faire un nouveau crédit sur ma maison parce que le prix  de l'immobilier a augmenté ces dernières années."

Alors là, pour une fois, je l'ai eu - il reste bouche bée. "Mais qu'est-ce que tu racontes?", il me demande après que sa surprise se soit dissipée, "sa banque lui a fait un crédit sur la hausse du prix de l'immobilier? Une augmentation de son patrimoine purement fictive tant qu'il n'a pas vendu? C'est légal, ça?"

"Chez eux, oui", je lui ai confirmé. "Et c'est une pratique assez répandue. Comment crois-tu qu'ils ont eu un tel niveau de consommation après le krach de la bulle de la nouvelle économie."

Et là, pour la première fois, j'ai eu l'impression qu'il commençait à réfléchir. Alors j'ai battu le fer tant qu'il était chaud.
"Et sais-tu aussi qu'il a profité des taux de crédit excessivement bon marché? Comment crois-tu qu'il a pu s'acheter cette baraque? Il ne rembourse même pas son crédit. Il ne paie que les intérêts. Il avait compté revendre avec une plus-value dans quelques années. Mais avec les prix qui stagnent, il est rattrapé dans sa belle maison - et sera rattrapé par les taux d'intérêt qui remontent." Et je tire mon index à travers ma gorge.

Alors maintenant, papa est devenu carrément pensif.
"Et leurs taux de croissance?, a-t-il demandé. "Il est également de la pure façade?"
"Je pense". "Tu sais, avec de l'argent si bon marché, tout le monde s'endette, tout le monde achète, cela fait tourner l'économie. Mais il n'y a pas vraiment de substance derrière. Il n'a y pas des valeurs qui ont été créées. Uniquement de la spéculation immobilière. Ils ont même un nom propre pour cela. Ils appellent cela "to flip houses'. C'est à dire que tu les achètes uniquement dans le but de les revendre le plus rapidement pour plus cher. Et le prix de l'immobilier, en toute conséquence, a flambé."

"Comme chez nous aussi, l'immobilier a flambé."

"C'est juste", j'ai admis. "Parce que chez nous, on les imite toujours. Parce que tout le monde nous dit toujours qu'ils sont plus forts que nous, et que si nous voulons les rattraper, is faut les copier. Chez nous aussi, l'argent a été trop bon marché. 'Pour doper la croissance', comme ils disent. Mais dans l'économie, c'est comme dans le sport: le dopage, on le paie plus tard."

"Et leur taux de chômage?" m'a demandé mon père. "C'est aussi bidon que leur richesse?"

"En partie certainement. Sais-tu qu'en Floride, il y a un agent immobilier pour 54 habitants? A mon avis, c'est du record mondial. Et qu'un emploi sur trois de ces dernières années a été créé dans la bâtiment? Je veux dire dans ce qu'ils appellent le bâtiment. De la menuiserie quoi."

"Mais si je te comprends bien, tu me dis que leur marché immobilier est en train de se casser la gueule. Donc le chômage..."

"Bien sûr", j'ai dit, "il augmentera. Et considérablement."

"Et leurs dettes? Comment feront-ils pour les payer?"

"Bonne question. La faillite pour beaucoup de monde. Et personne ne leur fera plus de crédit. Cela sera la déroute économique totale."

Après, mon père ne disait plus grand’ chose. Quand il s'est levé, j'ai eu droit à la surprise de ma vie. Car il m'a dit: "Fiston, finalement je crois tu ne t’en sors pas trop mal. Heureusement que tu ne m'as pas écouté." Et il est parti.

Finalement je me suis rendu compte: mon papa, il est encore capable de réfléchir, d'observer, de s'informer, de voir derrière les apparences. Il n'est pas encore aussi gâteux que nos chefs d'entreprises, nos grands médias, nos experts financiers, nos politiques qui nous martèlent depuis tant d'années que l'Amérique est le moteur de la croissance mondiale, qu'ils ont une économie florissante etcetera... et qui, même aujourd'hui, face à une réalité visible pour tous ceux qui sont capables de voir, continuent à nous raconter des salades sur les modèles à suivre. Qu’il faudrait devenir comme des Américains pour la consommation et comme des Chinois pour la rémunération. Mais il y a encore de l'espoir. Il faudrait simplement que l'on se débarrasse de nos élites usées et qu’on laisse la place au bon sens.

Harald Greib
St Jean de Fos (France)

Posté par immopourlesnuls à 23:19 - Immo Temoignage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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