30 juin 2006
On peut negocier jusqu'a 40% de baisse sur Marseille
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Voici le temoignage d'un agent immobilier (on suppose) suite a la diffusion d'un magazine sur chaine TV de marseille dont les invites etaient tous du 'cote obscure'...Le politiquement correct
En fait sur Marseille, se vit un vrai Krack>>>>
Salut a tous, Ce message est destiné principalement aux journalistes de la chaine Marseille.
je m'intéresse depuis longtemps à l'immobilier puisque étant ex agent immobilier, et je pense que la majorité des marseillais s'y intéresse aussi.
J'ai regardé un de vos reportages sur la question à Marseille, et je trouve que vos invités sont très mal choisis puisque tous défendent une cause commune : les prix chers. En effet, vous invitez le représentant de la FNAIM, les notaires, des directeurs d'agences.. Mais tous sont payés au pourcentage sur les prix. Personne pour leur donner le change, il leur est tres facile de renforcer l'illusion d'un marché sain.
Or, si vous vous rendiez sur le terrain, vous verrez qu'actuellement vendre un bien sur Marseille, au prix de l'année dernière, c'est impossible. Les prix ont déjà bien baissé, le nombre de biens en vente est vertigineux. Les délais de transactions ne cessent de s'allonger. On avait tendance à ironiser en disant "Marseille est à vendre" dans le métier. Mais c'est vraiment ça, il suffit de voir l'épaisseur des journaux spécialisés. Elle a doublé en deux ans.
On tente de nous faire croire à une pénurie,
afin de stresser le client et de déclencher l'achat. C'est ca le métier
d'agent immobilier. Mais en fait toute cette histoire n'est qu'une
calomnie, un chateau de cartes, qui s'écroule lentement ; le véritable
marché, derrière cet apparat sur, c'est une ruine. Il faut creuser un
peu, investiguer, faire des recherches, chercher des contre
témoignage... Il me semble que c'est ca du vrai journalisme, et c'est
ca qui est intéressant. Quel intéret si personne ne donne le change à
vos invités ?
C'est cool une chaine proche des marseillais, mais
encore faut il se donner les moyens de leur dire la vérité, pas de
renforcer la calomnie.
Actuellement lorsqu'un bien se vend,
c'est au prix d'une tres forte négociation, jusqu'à 40% (j'ai connu ca)
Les agences qui se sont multipliées les dernieres années, se livrent
une concurrence impitoyable et stressante afin de continuer a faire
croire en un marché sain. Beaucoup font faillite, d'autres AI,
stressés, finissent par changer de boulot, d'autres en ont assez de
prendre les acheteurs pour des imbéciles : c'est mon cas.
J'en ai eu assez de vendre des taudis au prix d'un belle villa en sachant que l'acheteur faisait la bêtise de sa vie.
Il faut savoir que tous les signes actuels vont dans le sens d'un krach immobilier sévère comme cela s'est produit en 1991. La baisse a d'ailleurs deja commencée. Il faut cesser de véhiculer aupres du commun des mortels qu'investir dans la pierre est sans risque. C'est faux. Le marché immobilier est soumis aux lois du marché, comme tous les autres marchés, et il fluctue sans cesse. La stagnation des prix, comme on tente de nous y faire croire, n'existe pas. L'histoire montre qu'apres une hausse de +150%, il y a une baisse similaire. La pierre ne fait pas que monter, il ne suffot pas d'acheter n'importe quoi n'importe ou, n'importe quand et d'attendre pour faire une affaire...
Les gens qui achètent aujourd'hui, en "haut de cycle" comme on dit dans le métier, vont se retrouver ruinés s'ils doivent vendre avant de n'avoir remboursé le crédit, car la vente se fera à perte.
31 mai 2006
Temoignage, papa m'a dit...
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EDITO - Papa se fait du souci pour moi. Il a peur que je ne réussisse pas dans la vie. Il a la fâcheuse habitude de toujours me comparer à mes voisins. Encore samedi dernier, il a recommencé: "Tu as vu cette maison", il m'a dit en me montrant une gigantesque villa dans le lotissement voisin. "Et la tienne en comparaison?" "Oui Papa", je lui ai répondu, "tu as raison, la
mienne, elle ne paie pas de mine, mais elle est solide, elle résiste au
vent, j'arrive à la chauffer l'hiver avec un effort financier encore
maîtrisable, et surtout, ...", et là, je deviens particulièrement catégorique, « je
ne risque pas de la perdre parce que je n'arrive plus à rembourser le
crédit. Le voisin, par contre, j'ai entendu quelques rumeurs, qu'il a
un taux d'intérêt variable et un crédit sur presque la totalité de la
valeur actuelle de la maison. Imagine que les prix de l'immobilier
baissent un peu, ce qui n'est pas impossible, vu la montée des prix ces
dernières années qui n'ont plus aucune relation avec l'augmentation des
salaires... » "Mais tu dis n'importe quoi", il m'a coupé court, "le prix de l'immobilier ne baisse jamais." J’ai
hésité si je devais lui dire que j'ai entendu parler des maisons dans
ce lotissement justement qui étaient depuis des mois sur le marché et
ne se vendaient pas et que cela ne présageait rien de bon pour les prix
en général. Mais avant que je ne me sois décidé, il était reparti à
l'attaque. "Et sa voiture", a-t-il rajouté, "une belle grosse voiture avec un moteur puissant et presque flambant neuve." Alors je lui ai dit: "Mais
tu sais combien elle consomme? Avec le prix du carburant actuellement?
Je me demande combien de temps il peut encore se payer de faire le plein." "Mais il gagne bien sa vie, lui. Je l'ai croisé il y a quelque temps, et il m'a parlé de l'augmentation qu'il a eue." "Oui", je dis, "peut-être qu'il
a eu une augmentation, mais elle sera bouffée notamment par ses frais
de transport qui augmentent. Il ne restera pas grand’ chose de son
augmentation à la fin du mois. Et les prix de consommation chez lui
augmentent en général. A mon avis, son pouvoir d'achat est en train de
baisser plus fort que chez nous ici. "Ce n’est pas comparable", j'ai essayé de le convaincre. "Je
l'ai toujours payée plus cher. Donc j'ai acheté une voiture qui
consomme moins. Et je paie peut-être 20 pour cent plus cher. Lui, il
paie carrément le double depuis un an. Et il habite beaucoup plus loin
de son lieu de travail - comme l'essence ne coûtait presque rien; au
moins jusqu'à récemment." "Et son bateau", mon père ne lâche pas de prise. "Toi, tu ne pourrais jamais te payer un tel bateau." "Mais je n'en ai pas besoin", j'ai grommelé. "Et
bien sûr je pourrais me payer un tel bateau, si ma banque acceptait de
me faire un nouveau crédit sur ma maison parce que le prix de
l'immobilier a augmenté ces dernières années." Alors là, pour une fois, je l'ai eu - il reste bouche bée. "Mais qu'est-ce que tu racontes?", il me demande après que sa surprise se soit dissipée, "sa
banque lui a fait un crédit sur la hausse du prix de l'immobilier? Une
augmentation de son patrimoine purement fictive tant qu'il n'a pas
vendu? C'est légal, ça?" "Chez eux, oui", je lui ai confirmé. "Et
c'est une pratique assez répandue. Comment crois-tu qu'ils ont eu un
tel niveau de consommation après le krach de la bulle de la nouvelle
économie." Et là, pour la première fois, j'ai eu
l'impression qu'il commençait à réfléchir. Alors j'ai battu le fer tant
qu'il était chaud. Alors maintenant, papa est devenu carrément pensif. "Comme chez nous aussi, l'immobilier a flambé." "C'est juste", j'ai admis.
"Parce que chez nous, on les imite toujours. Parce que tout le monde
nous dit toujours qu'ils sont plus forts que nous, et que si nous
voulons les rattraper, is faut les copier. Chez nous aussi, l'argent a
été trop bon marché. 'Pour doper la croissance', comme ils disent. Mais
dans l'économie, c'est comme dans le sport: le dopage, on le paie plus
tard." "Et leur taux de chômage?" m'a demandé mon père. "C'est aussi bidon que leur richesse?" "En
partie certainement. Sais-tu qu'en Floride, il y a un agent immobilier
pour 54 habitants? A mon avis, c'est du record mondial. Et qu'un emploi
sur trois de ces dernières années a été créé dans la bâtiment? Je veux
dire dans ce qu'ils appellent le bâtiment. De la menuiserie quoi." "Mais si je te comprends bien, tu me dis que leur marché immobilier est en train de se casser la gueule. Donc le chômage..." "Bien sûr", j'ai dit, "il augmentera. Et considérablement." "Et leurs dettes? Comment feront-ils pour les payer?" "Bonne
question. La faillite pour beaucoup de monde. Et personne ne leur fera
plus de crédit. Cela sera la déroute économique totale." Après, mon père ne disait plus grand’ chose. Quand il s'est levé, j'ai eu droit à la surprise de ma vie. Car il m'a dit: "Fiston, finalement je crois tu ne t’en sors pas trop mal. Heureusement que tu ne m'as pas écouté." Et il est parti. Finalement
je me suis rendu compte: mon papa, il est encore capable de réfléchir,
d'observer, de s'informer, de voir derrière les apparences. Il n'est
pas encore aussi gâteux que nos chefs d'entreprises, nos grands médias,
nos experts financiers, nos politiques qui nous martèlent depuis tant
d'années que l'Amérique est le moteur de la croissance mondiale, qu'ils
ont une économie florissante etcetera... et qui, même aujourd'hui, face
à une réalité visible pour tous ceux qui sont capables de voir,
continuent à nous raconter des salades sur les modèles à suivre. Qu’il
faudrait devenir comme des Américains pour la consommation et comme des
Chinois pour la rémunération. Mais il y a encore de l'espoir. Il
faudrait simplement que l'on se débarrasse de nos élites usées et qu’on
laisse la place au bon sens. Harald Greib |

