16 juillet 2007
Lettre du president de la republique, Juillet 2007
C'est bien, mais rien sur l'immobier...
08 mai 2007
Reaction presidentielle, le renouveau democratique emerge
source : agoravox.fr
date : Lundi 7 mai 2007, au Lendemain du second tou
Que la victoire de Nicolas Sarkozy est belle malgré son appartenance à un gouvernement dirigé par un Premier ministre impopulaire. La performance remarquable de Ségolène Royal est une seconde victoire que le citoyen se doit de saluer.
La victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle était annoncée. Que la victoire est belle quand elle intervient malgré l’appartenance du candidat à un gouvernement dirigé par un Premier ministre impopulaire, malgré la filiation d’un président de la République déconsidéré, malgré un profil de présidentiable considéré par beaucoup comme peu engageant. N. Sarkozy s’est fait élire un peu par ses affidés, beaucoup grâce à un programme concret, construit minutieusement, avec un engagement de résultats.
Il aura fallu quatre ans à Nicolas Sarkozy pour bâtir cette victoire.
La performance remarquable de Ségolène Royal est une seconde victoire que le citoyen, quelles que soient ses convictions, se doit de saluer.
Contrairement à son adversaire, il y a seulement huit mois qu’elle a été reconnue comme candidate sérieuse. Elle n’a pas bénéficié de l’appui entier et indéfectible de son parti comme son adversaire. Elle n’avait pas les moyens qui sont ceux d’un membre du gouvernement, ministre de l’Intérieur. A l’automne 2006, elle n’avait comme provisions de route que le programme du PS, carrément invendable !
Elle a dû construire en catastrophe un nouveau programme - son pacte présidentiel -, courir après l’électeur, de l’extrême gauche au centre, créer un semblant d’unité des responsables de la constellation des mouvements et partis qui la soutiennent. Elle a su affronter sans faillir l’assurance et la rudesse masquée de son adversaire au cours du face-à-face du 2 mai.
Elle a effectivement fait bouger les lignes du paysage politique. Ayant gagné par sa bravoure ses galons de chef de l’opposition, la refondation qu’elle va engager nous fait entrer dans une nouvelle époque démocratique que les Français ont appelé de leurs vœux par leur participation aux deux tours de l’élection.
Au diable le bonapartisme et le messianisme, foin des idéologies : on va s’attaquer maintenant aux problèmes.
Le suffrage populaire investit Ségolène Royal d’une mission décisive à compter d’aujourd’hui : contenir les débordements que pourraient susciter une victoire trop large de la droite, faire pression sur le nouveau président pour qu’il ne s’abandonne pas - comme son prédécesseur - à l’ivresse du pouvoir, lutter contre le jacobinisme en luttant pour la décentralisation, absente des discours de Nicolas Sarkozy.
Citoyens de ce pays, réjouissons-nous donc de la double victoire de ce 6 mai 2007.
Et pour rendre irréversible le renouveau démocratique, souhaitons que nombreux soient ceux qui s’investiront, selon leurs sensibilités, dans les partis, les syndicats, les entreprises, les associations, pour faire aboutir les changements que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal nous ont promis.
12 février 2006
Audition du gouverneur de la BDF a l'Assemblee nationale
Immobilier et surendettement : l'audition de Christian Noyer à l'Assemblée.
Par Marie Phoenix le 11 février 2006
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France a été auditionné le 9 février 2006 par la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale. En clair, il est allé expliquer aux députés pourquoi la BCE s'apprêtait à remonter d'un petit cran (0,25%) son taux directeur le 1er mars prochain.
Ce sujet de la montée du taux directeur par la BCE a déjà été largement défloré ; ce qui est beaucoup plus intéressant et inédit, ce sont les raisons qui poussent la BCE à agir.
"La BCE veut éviter un crash immobilier", a-t-il déclaré, tout en défendant l'idée de nouvelles hausses des taux directeurs alors que "le maintien de conditions accommodantes n'est pas nécessairement la meilleure solution pour l'économie". Ayant compris que la hausse immodérée des prix de l'immobilier en France (et dans quelques autres pays de la zone euro comme l'Espagne et, dans une moindre mesure l'Italie) s'accompagnait de fortes tensions inflationnistes, la BCE tente de contenir la hausse des prix en remontant ses taux.
Comme tous les organismes de régulation bancaire, la BCE et la Banque de France sont extrêmement inquiètes des conditions d'octroi de crédits longs jugées beaucoup trop faciles. Les établissements financiers qui prêtent à profusion des crédits immobiliers mettent en péril l'économie.
Au passage, Christian Noyer a indiqué aux députés que la BCE jugeait que les prix au mètre carré en France étaient surévalués de 30%. Le marché immobilier français est jugé comme le plus dangereux des Douze de la zone €uro. Les députés de la Commission se sont, paraît-il, montrés surpris par cette évaluation pessimiste faite par Christian Noyer, mais surtout extrêmement soucieux des risques de krach immobilier mis en avant par la BCE. Pourtant, ces avertissements ne datent pas d'aujourd'hui et des propos bien sévères ont été tenus il y a quelques semaines par l'économiste en chef de la BCE, l'autrichien Otmar Issing.
"Les prix de l'immobilier dans certains pays de la zone €uro et en particulier en France augmentent trop vite",
avait-t-il lancé lors d'une réunion, insistant sur le fait que "ces
courbes" ascendantes, vertigineuses, de la pierre "ne sont plus
viables". Ni plus, ni moins ce que Christian Noyer a mis en avant.
Et
une question se pose. Banquiers et parlementaires commencent à prendre
conscience des "dommages collatéraux" qui ne manqueraient pas
d'accompagner une baisse incontrôlée de l'immobilier. N'est-il pas trop
tard maintenant pour prévenir ce danger ?
02 février 2006
Le gouvernement est un pompier piromane
Immobilier : le taux zéro pour les aisés, c'est le zéro pointé !
Par Marie Phoenix le 2 février 2006
Alors que les voix s'étaient élevées contre le relèvement du plafond des ressources pour les bénéficiaires du prêt à taux zéro, pour éviter de contribuer à la constitution de la bulle immobilière,
le gouvernement a finalement cédé, et un décret bien étrange a fait son
apparition dans le Journal officiel. Seule une partie de la population
française est concernée, ce qui est contraire à notre cher principe
républicain de l'égalité des chances et des droits pour tous. Et ce qui
pourrait être perçu au premier abord comme une aide, est une erreur,
puisque nos pouvoirs publics, tout comme les Français initiés, savent
que les sommes supplémentaires mises à la disposition des ménages,
seront immédiatement absorbées par une nouvelle hausse de la pierre.
Maintes fois menacé de disparition, le prêt à taux zéro revient de force.
Depuis hier mercredi 1 février, "le prêt à taux zéro est accessible à des ménages plus aisés dans les villes où les prix des logements sont très chers. En Ile-de-France, sur une partie de la Côte-d'Azur et du Genevois français, le plafonds de ressources est désormais compris entre 25.000 euros pour une personne seule et 51.900 euros - contre 38.690 auparavant - pour cinq personnes et plus", selon le décret publié hier au Journal officiel.
"Pour les zones B (agglomérations de plus de 50.000 habitants) et C (reste du territoire), le plafonds de ressources reste compris entre 18.950 euros pour une personne seule et 35.540 euros pour cinq personnes et plus." Le 1er septembre 2005, le Premier ministre Dominique de Villepin avait annoncé l'extension du prêt à taux zéro aux ménages gagnant entre 4.000 et 7.000 euros par mois dans les villes où le prix du logement est le plus élevé. Cette mesure avait ensuite été adoptée dans le cadre d'un amendement au budget 2006.
Pourtant, la commission des Finances du Sénat en préparant une série d'amendements au projet de loi de finances 2006, "avait demandé que la décision de relever le plafond de ressources pour bénéficier du prêt à taux zéro soit annulée, car elle "entretient la bulle immobilière", selon Philippe Marini, son rapporteur général.
C'est avec une déception mêlée de colère que les spécialistes du secteur ont accueilli ce nouveau relèvement du plafond, quoiqu'en disent les médias. " Par ailleurs, après un an d'application du nouveau « prêt à 0% », un bilan positif peut d'ores et déjà être dressé : d'après les dernières statistiques disponibles, plus de 200.000 prêts à 0% ont été distribués en 2005 soit plus du double qu'en 2004." Et les analyses "enthousiastes" de la presse, sont incompréhensibles. "60% des opérations effectuées en 2005 n'auraient pas pu être réalisées sans l'extension du Prêt à 0% aux opérations portant sur des logements anciens. C'est donc une vraie avancée pour les familles."
C'est une avancée vers le précipice où les mesures qui encouragent la flambée, au lieu de chercher à la contenir, finiront par faire chuter la pierre. C'est un pas supplémentaire vers le krach, qui risque d'être violent si on recule pour mieux sauter dans une crise sans précédent de l'immobilier et même la récession. Plus on tergiverse à calmer le marché, plus la chute n'en sera que plus dure pour tout le monde... Et on peut légitimement s'interroger : où en serait-on aujourd'hui sans ce genre de mesures incitatives ?
03 décembre 2005
Travaux Parlementaires : la prudence nécessaire des pouvoirs publics
Conclusion du rapport du senat (details ici)
conclusion : la prudence nécessaire des pouvoirs publics
Exane BNP Paribas évoque trois scénarios assortis d'une probabilité de réalisation :
- un scénario d'atterrissage en douceur (0 à + 5 % par an) dont la probabilité de réalisation est estimée à 40 % ;
- un scénario d'atterrissage brutal (- 10 à - 40 % sur deux ans), du fait d'une hausse du chômage ou des taux d'intérêt, dont la probabilité est estimée à 20 % ;
- un scénario de poursuite de la hausse des prix, encouragée par des taux d'intérêt bas ou des mesures législatives sur l'offre de crédit, dont la probabilité est estimée à 40 %. Ce scénario augmente la probabilité d'atterrissage brutal après 2007.
Les deux derniers scénarios font peser des risques réels et sérieux sur la croissance, comme le soulignent les simulations précitées. Dans cette perspective, si le maintien à un niveau bas des taux d'intérêt constitue un impératif pour laisser s'opérer un retournement du marché immobilier avec un impact limité sur la croissance, une prudence dans l'introduction de nouvelles mesures de soutien de la demande, qui ont eu certes leur utilité au cours des derniers mois, paraît devoir s'imposer : il en est ainsi de l'aide à l'investissement locatif, que l'article 61 du projet de loi de finances pour 2006, tel que déposé par le gouvernement, propose de faire entrer dans le dispositif de plafonnement des avantages fiscaux au titre de l'impôt sur le revenu, comme d'une extension éventuelle du prêt à taux zéro, dont le bénéfice serait immédiatement capté par une hausse des prix immobiliers.
Les pouvoirs publics sont ainsi placés devant un dilemme : aider les ménages des classes moyennes primo acquéreurs, indéniablement paupérisés par la hausse des prix immobiliers, au risque quasi avéré d'alimenter l'inflation du marché, ou laisser s'opérer l'ajustement en cours, occasionné par la limitation des capacités d'acquisition des ménages, afin de favoriser un atterrissage en douceur. Il convient de souligner qu'entre une extension du prêt à taux zéro et une diminution des prix des logements à deux chiffres, la préférence des ménages primo acquérants va sans doute au second scénario...
Seule une politique d'offre, en direction du logement des catégories sociales moins favorisées, peut, sans déstabiliser le marché, avoir un impact favorable en accompagnant le retournement des prix.



