19 octobre 2009
Détroit : 50 000 personnes font la queue pour une aide au logement
08 février 2009
Projection 2009-2010
19 janvier 2009
Janvier 2009 - Prevision en zone euro = Noire
Economie: la zone euro vers la pire année de son histoire
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La zone euro devrait connaître en 2009 la première récession économique de son histoire, et l'une des plus graves traversées par l'Europe depuis des décennies, avec une envolée du chômage et une explosion des déficits. Selon les prévisions actualisées publiées lundi par la Commission européenne, le Produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 1,9% en 2009 dans la zone euro, qui subira ainsi la première contraction de son économie sur l'ensemble d'une année depuis sa création il y a tout juste dix ans. Bruxelles anticipe ensuite un léger redressement de la situation, avec une croissance de 0,4% en 2010. "Les mesures de stabilisation du marché financier, l'assouplissement des politiques monétaires et les plans de relance économique nous permettront d'enrayer la détérioration de l'économie cette année et de créer les conditions d'une reprise progressive au cours du second semestre de l'année", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. "La mise en oeuvre efficace de ces mesures doit constituer notre priorité", a-t-il ajouté. La "relance concertée" de l'économie est "l'impératif absolu" face à la récession, a renchéri la ministre française des Finances Christine Lagarde, à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. Les grands argentiers de la zone euro, qui ont discuté des pronostics de la Commission, "partagent d'une façon générale les prévisions économiques" de Bruxelles, a indiqué leur chef de file Jean-Claude Juncker, à l'issue de la réunion. "Un certain nombre de pays ont nuancé mais seulement marginalement les prévisions de la Commission, globalement en ce qui concerne l'ampleur de la reprise en 2010", a-t-il ajouté. Selon la Commission européenne, toutes les grandes économies de la zone euro devraient être affectées par la récession en 2009, avec des reculs du PIB de 2,3% en Allemagne ou de 1,8% en France. La Commission prévoit que cette récession généralisée s'accompagne d'une hausse du taux de chômage de près de trois points dans la zone euro entre 2008 et 2010. Il devrait atteindre selon elle 10,2% en 2010, dépassant ainsi les 10% dans la zone euro pour la première fois depuis 1998. Dans certains pays, l'envolée sera spectaculaire: en Espagne, qui bat tous les records, il devrait passer à 18,7% contre à peine plus de 8% en 2007. En France, il devrait monter jusqu'à 10,6%. Sous l'effet de cette dégradation, et des dépenses liées aux plans de relance nationaux, Bruxelles table aussi sur une envolée des déficits publics. Ils devraient enfoncer dès cette année la limite européenne de 3% du PIB, à 4% en moyenne dans la zone euro. Ils monteraient jusqu'à 4,4% l'an prochain. Les pays de la zone euro "n'abandonnent pas pas l'objectif de consolidation des finances publiques", a cependant souligné M. Juncker, insistant sur leur "obligation collective de (se) doter d'une stratégie de sortie des déficits". Mardi, la présidence tchèque de l'UE devrait proposer aux ministres des Finances réunis cette fois à 27 de se coordonner pour retourner à l'équilibre des finances publiques après la crise, selon un document dont l'AFP a obtenu copie. "Après la coordination des plans de relance, il faudrait aussi ensuite une coordination de la consolidation" budgétaire, indique ce texte, qui servira de base à une discussion des ministres. Malgré l'intensité de la crise et la hausse des déficits, encore illustrée par l'abaissement de la notation financière de l'Espagne lundi, M. Almunia a repoussé cependant les craintes d'un possible "éclatement" de la zone euro. "Je ne suis pas préoccupé par ceux qui annoncent depuis dix ans que la zone euro va éclater", a-t-il dit. |
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Janvier 2009 - Etat de la tres grande depression Mondiale
GEAB N°31 est disponible ! Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d'insolvabilité globale
Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009) -
En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le
consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d'un
an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d' «
actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux
annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du
moment ; la suite a montré qu'elles étaient pourtant parfaitement
justifiées. En fonction de la même logique d'anticipation, LEAP/E2020
estime aujourd'hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de
la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de «
décantation »), à savoir la séquence d'insolvabilité globale.
Les graves conséquences de cette
insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce
communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l'enjeu que
représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB
N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l'année 2009 selon
l'équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en
baisse qui constituent autant d'outils d'aide à la décision et à
l'analyse pour ceux que l'année à venir inquiète ou intrigue.
Contrairement à ce que les dirigeants
politiques mondiaux, à l'image de leurs banquiers centraux, semblent
penser, le problème de liquidité qu'ils essayent de résoudre par des
baisses historiques de taux d'intérêts et une création monétaire
illimitée, n'est pas une cause mais une conséquence de la crise
actuelle. C'est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les «
trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu'ils
s'appellent bilans des banques (1), endettements des ménages (2),
faillites d'entreprises ou déficits publics. Avec une estimation
conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus
de 30.000 milliards USD (3), notre équipe considère que le monde fait
désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en
premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées)
surendettés et/ou très dépendants des services financiers.
Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009
A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d'une crise de liquidité ?
Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut
paraître très technique et finalement peu déterminante pour l'évolution
de la crise en cours. Pourtant, elle n'a rien d'une querelle académique
puisque, selon le cas, l'action actuelle des gouvernements et des
banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire
dangereuse.
Un exemple simple permet de bien
saisir l'enjeu. Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et
que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds
nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort
est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre
activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou
votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce
qui est de votre banque), et l'économie en général a bénéficié d'une
contribution positive. En revanche, si votre problème n'est pas du à un
problème de trésorerie mais au fait que votre activité n'est pas
rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du
moment, alors l'effort de votre banque ou de votre famille devient
d'autant plus dangereux pour tout le monde qu'il a été important. En
effet, selon toute probabilité, votre premier appel de fonds sera suivi
par d'autres toujours assortis de promesses (honnêtes supposons-le) que
la mauvaise passe est bientôt terminée. Votre banque ou votre famille
seront d'autant plus incités à continuer à vous aider qu'ils risquent
de perdre ce qu'ils vous ont déjà prêtés au cas où vous cesseriez votre
activité. Mais si la situation continue à empirer, ce qui est le cas si
c'est bien un problème de rentabilité, alors arrive un moment où
certaines limites sont atteintes : d'une part, votre banque va décider
qu'elle a plus à perdre à continuer de vous soutenir qu'à vous laisser
tomber ; et d'autre part, votre famille n'a simplement plus d'argent
disponible, car vous lui avez siphonné toute son épargne. Il apparaît à
tout le monde que non seulement vous êtes en faillite et insolvable,
mais que vous avez probablement entraîné votre famille dans la même
situation ou affaibli votre banque (4). Vous avez porté ainsi un coup
terrible à l'économie autour de vous, y compris à vos proches (5). Il
est important de souligner que tout cela a pu se dérouler en toute
bonne foi si un changement brutal d'environnement économique a
bouleversé les conditions de rentabilité de votre activité sans que
vous ayez pris conscience de l'ampleur des conséquences pour votre
activité.
Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009
Selon LEAP/E2020, cet exemple simple illustre parfaitement la situation
qui prévaut en ce début d'année 2009 pour l'ensemble du système
financier mondial, une part importante de l'économie de la planète et
tous les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur
croissance de ces dernières années sur l'endettement. La crise a
traduit et amplifié un problème de solvabilité globale. Le monde est en
train de prendre conscience qu'il est beaucoup plus pauvre que la
dernière décennie le lui avait laissé croire. Et 2009 est l'année qui
va obliger tous les acteurs économiques à tenter d'évaluer concrètement
l'état de leur solvabilité, sachant que nombre d'actifs continuent
encore à perdre de la valeur. La difficulté est qu'un nombre croissant
d'opérateurs ne font plus confiance aux indicateurs et instruments de
mesure traditionnels. Les agences de notation ont perdu toute
crédibilité. Le Dollar US n'est plus qu'une fiction d'unité de mesure
monétaire mondiale dont nombre d'Etats tentent de se dégager au plus
vite (6). Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée
de n'être plus qu'un immense trou noir. Pour les entreprises, plus
personne ne sait si les carnets de commande sont fiables (7) puisque,
tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes
(8) ou n'achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le
confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines
(9). Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c'est
dorénavant l'effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une
envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites.
D'ailleurs, des milliardaires russes (10) aux pétromonarchies du Golfe
arabique en passant par l'Eldorado commercial chinois (11), ce sont
toutes les « poules aux œufs d'or » des entreprises et des
établissements financiers de la planète (et notamment européennes,
japonaises et nord-américaines (12)) qui s'avèrent désormais
insolvables ou tout juste solvables. La question de la solvabilité de
l'état fédéral et des états fédérés américains (13) (comme de celle de
la Russie ou du Royaume-Uni) commence d'ailleurs également à être posée
dans les grands médias internationaux ; tout comme d'ailleurs celle des
grands fonds de pension par capitalisation, grands acteurs de
l'économie globalisée de ces vingt dernières années.
Pour LEAP/E2020, la tendance est donc
claire : la séquence qui commence en ce début d'année 2009, c'est bien
celle de l'insolvabilité globale.
----------
Notes:
(1) Voici d'ailleurs une liste très utile des banques américaines sur le point de faire faillite présentée sur le site LewRockwell.com, réalisée à partir du Texas Ratio qui permet de mesurer leur exposition au risque.
(2) Cette carte dynamique des impayés de cartes de crédit et de prêts
immobiliers aux Etats-Unis (au 2° trimestre 2008), réalisée par la
Reserve fédérale de New-York, permet de juger de l'étendue de la crise
affectant les revenus des ménages et leur niveau d'endettement. Source
: NewYorkFed, 12/2008
(3) L'évolution des valeurs boursières mondiales est un bon indicateur
de cette disparition des « actifs-fantômes », même si il faut lui
ajouter toutes les pertes de valeur dans l'immobilier et dans d'autres
gammes d'actifs; et probablement lui retrancher des reprises de valeurs
qui ont été emportées par la tourmente actuelle et se rétabliront une
fois le pire de la crise derrière nous.
(4) Nous ne parlons même pas ici des employés, fournisseurs, clients, … .
(5) Et, une telle situation, répétée à l'échelle d'un pays tout entier
conduit à un chaos social. D'ailleurs, l'armée américaine elle-même
envisage que l'instabilité sociale créée par la crise puisse conduire à
une intervention militaire. Source : ElPasoTimes, 29/12/2008
(6) A ce propos, LEAP/E2020 émet une recommandation à destination des
institutions financières internationales, et surtout à leurs
responsables des services statistiques : il est urgent de mettre en
place une comptabilité internationale alternative, fondée sur un panier
de devises (par exemple : 25% USD, 25% Euro, 25% Yen et 25% Yuan en
attendant un panier global décidé par les dirigeants politiques) car la
cessation de paiement des Etats-Unis et la rupture du système monétaire
mondial que nous anticipons à l'été 2009 va immédiatement entraîné une
catastrophe en matière de comptabilisation des valeurs et des flux
financiers mondiaux. Il est donc urgent, même si cela résulte de
discussions officieuses et de comptabilité « au noir » de doubler les
statistiques actuelles faites essentiellement en Dollars Us par une
version de « sauvegarde » effectuée dans un panier de devises. Cela
permettra d'assurer une continuité des statistiques le temps d'une
reconstruction du système monétaire mondial.
(7) Une série d'articles du Spiegel
(18/12/2008), intitulée « Le calme avant la récession mondiale »,
illustre très bien la crise vue d'Allemagne. Et la chute généralisée du
transport de marchandises en zone Euro illustre bien ce fait. Source : Libération, 12/01/2009
(8) L'un des indicateurs avancés de l'économie mondiale est
indéniablement le marché des machines-outils, car ce sont elles qui
servent à produire les objets manufacturés. Les commandes de
machines-outils permettent d'anticiper 6 mois à 1 an à l'avance l'état
de l'industrie manufacturière mondiale. Les deux grands fabricants et
exportateurs mondiaux de machines-outils étant l'Allemagne et le Japon,
l'évolution de leur production et exportation dans ce secteur est donc
un indice très fiable de l'avenir de l'industrie manufacturière
mondiale. En l'occurrence, il s'avère très sombre pour 2009 puisqu'à
l'image de l'Allemagne, le Japon a enregistré en Novembre 2008 une
chute vertigineuse de 16,2% de ses commandes par rapport à Octobre
2008, soit la pire baisse depuis 1987 quand ces statistiques ont
commencé à être disponibles. Source : MarketWatch}, 15/01/2009
(9) Aux Etats-Unis, 2009 risque de voir 25% des commerces de détail fermer leurs portes. Source : ClusterStockAlleyInsider, 27/12/2008
(10) Les « milliardaires russes » en sont réduits à quémander l'aumône
du Kremlin, qui lui même voit ses réserves financières fondre à vue
d'oeil. Source : Spiegel, 08/01/2009
(11)Un « El Dorado chinois » qui en 2009 est en train de se transformer en bourbier socio-économique. Source : Janelanaweb, 25/12/2008; Yahoo/Reuters, 07/01/2009; Guardian, 13/01/2009
(12) La toute récente faillite de Nortel, leader nord-américain de
l'industrie des télécommunications en est un exemple flagrant.
(13) Sources : USAToday, 28/12/2008; Reuters, 02/01/2009
Jeudi 15 Janvier 2009
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GEAB N°31 - Sommaire
- Publié le 15 janvier 2009 -
Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d'insolvabilité globale
En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le
consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d'un
an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d' «
actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. En
fonction de la même logique d'anticipation, LEAP/E2020 estime
aujourd'hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la
phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de «
décantation »), à savoir la séquence d'insolvabilité globale... (page
2)
Lire communiqué public
. A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d'une crise de liquidité ?
Lire communiqué public
. L'action actuelle des gouvernements et des banques centrales est inefficace et dangereuse pour les épargnants
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. Vers une guerre mondiale des taux d'intérêts pour capter l'épargne globale
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19 décembre 2008
Mars 2009 - debut du Pire - Comment se preparer
GEAB N°30 est disponible ! Crise systémique globale : Nouveau point d'inflexion en Mars 2009 'Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930'
- Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008) -
LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars
2009 un nouveau point d'inflexion d'une importance analogue à celui de
Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de
l'année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale
de l'existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de
l'économie mondiale, à savoir:
1. la prise de conscience de la longue durée de la crise
2. l'explosion du chômage dans le monde entier
3. le risque d'effondrement brutal de l'ensemble des systèmes de pension par capitalisation
Ce point d'inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs
psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions
publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a
échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou
internationale, qu'elle affecte sévèrement toutes les régions du monde
même si certaines sont plus affectées que d'autres (voir GEAB N°28),
qu'elle touche directement des centaines de millions de personnes dans
le monde 'développé' et qu'elle ne fait qu'empirer au fur et à mesure
où les conséquences se font sentir dans l'économie réelle. Les
gouvernements nationaux et les institutions internationales n'ont plus
qu'un trimestre pour se préparer à cette situation qui est
potentiellement porteuse d'un risque majeur de chaos social. Les pays
les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du
chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus
déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.
Dans ce GEAB N°30, l'équipe de
LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux
sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses
recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par
ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l'occasion d'une
évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020,
qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du
processus d'analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de
réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les
anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de
bouleversements majeurs, c'est un résultat dont nous sommes fiers.
La crise durera au moins jusqu'à la fin 2010
Evolution de la base monétaire des Etats-Unis et indication des crises majeures corrélées (1910 – 2008) - Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Mish's Global Economic Trends Analysis
Comme nous l'avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affectera de
manière diversifiée les différentes régions du monde. Cependant, et
LEAP/E2020 souhaite être très clair sur ce point, contrairement aux
discours actuels des mêmes experts qui niaient l'existence d'une crise
en gestation il y a trois ans, qui niaient qu'elle soit globale il y a
2 ans et qui niaient il y a seulement six mois qu'elle soit systémique,
nous anticipons une durée minimale de trois ans pour cette phase de
décantation de la crise (1). Elle ne sera ni terminée au printemps
2009, ni à l'été 2009, ni au début 2010. C'est seulement vers la fin
2010 que la situation commencera à se stabiliser et s'améliorer un peu
dans certaines régions du monde, à savoir l'Asie et la zone Euro, ainsi
que pour les pays producteurs de matières premières énergétiques,
minérales ou alimentaires (2). Ailleurs, elle continuera. En
particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et dans les pays les plus
liés à ces économies, où elle s'inscrit dans une logique décennale.
C'est seulement vers 2018 que ces pays peuvent envisager un retour réel
de la croissance.
Par ailleurs, il ne faut pas imaginer
que l'amélioration de la fin 2010 marquera un retour à une croissance
forte. La convalescence sera longue ; par exemple, les bourses mettront
également une décennie à revenir aux niveaux de l'année 2007, si elles
y reviennent un jour. Il faut se souvenir que Wall Street mit 20 ans à
revenir à ses niveaux de la fin des années 1920. Or, selon LEAP/E2020
cette crise est plus profonde et durable que celle des années 1930.
Cette prise de conscience de la longue durée de la crise va
progressivement se faire jour dans les opinions publiques au cours du
trimestre à venir. Et elle déclenchera immédiatement deux phénomènes
porteurs d'instabilité socio-économique : la peur panique du lendemain
et la critique renforcée des dirigeants du pays.
Le risque d'effondrement brutal de l'ensemble des systèmes de pension par capitalisation
Enfin, dans le cadre des conséquences de la crise qui affecteront
directement des dizaines de millions de personne aux Etats-Unis, au
Canada, au Royaume-Uni, au Japon, aux Pays-Bas et au Danemark en
particulier (3), il faut intégrer le fait qu'à partir de cette fin
d'année 2008 vont se multiplier les nouvelles concernant les pertes
massives des organismes gérant les actifs censés financer ces
retraites. L'OCDE estime à 4.000 milliards USD les pertes des fonds de
pension pour la seule année 2008 (4). Aux Pays-Bas (5) comme au
Royaume-Uni (6), les organes de surveillance des fonds de pension
viennent de lancer des cris d'alarme demandant en urgence un
accroissement des cotisations obligatoires et une intervention de
l'Etat. Aux Etats-Unis, ce sont des annonces multiples d'augmentation
des contributions et de diminution des versements qui sont émises à un
rythme croissant (7). Et c'est seulement dans les semaines à venir que
nombre de fonds vont pouvoir faire réellement le décompte de ce qu'ils
ont perdu (8). Beaucoup s'illusionnent encore sur leur capacité à
reconstituer leur capital à l'occasion d'une prochaine sortie de crise.
En Mars 2009, quand gestionnaires de fonds de pension, retraités et
gouvernements vont simultanément prendre conscience que la crise va
durer, qu'elle va coïncider avec l'arrivée massive des « babyboomers »
à la retraite et que les bourses ont peu de chance de retrouver avant
de longues années leurs niveaux de 2007 (9), le chaos va s'installer
dans ce secteur et les gouvernements vont se rapprocher de plus en plus
de l'obligation d'intervenir pour nationaliser tous ces fonds.
L'Argentine, qui a pris cette décision il y a quelques mois apparaîtra
alors comme un précurseur.
Ces tendances sont toutes déjà en
cours. Leur conjonction et la prise de conscience par les opinions
publiques des conséquences qu'elles entraînent constituera le grand
choc psychologique mondial du printemps 2009, à savoir que nous sommes
tous plongés dans une crise pire que celle de 1929 ; et qu'il n'y a pas
de sortie de crise possible à court terme. Cette évolution aura un
impact décisif sur la mentalité collective mondiale des peuples et des
décideurs et modifiera donc considérablement le processus de
déroulement de la crise dans la période qui suivra. Avec plus de
désillusions et moins de certitudes, l'instabilité socio-politique
globale va s'accroître considérablement.
Enfin, ce GEAB N°30 présente également
une série de 13 questions/réponses afin d'aider de manière
quasi-interactive les épargnants/investisseurs/décideurs à mieux
comprendre et anticiper les développements à venir de la crise
systémique globale :
1. Cette crise est-elle différente des crises ayant précédemment affecté le capitalisme?
2. Cette crise est-elle différente de la crise des années 1930 ?
3. La crise est-elle aussi grave en Europe et en Asie qu’aux Etats-Unis ?
4. Les mesures entreprises actuellement par les Etats du monde entier sont-elles suffisantes pour juguler la crise ?
5. Quels risques majeurs pèsent toujours sur le système financière
international ? Et toutes les épargnes sont-elles égales face à la
crise ?
6. La zone Euro constitue-t-elle une vraie protection
contre les pires aspects de la crise et que pourrait-elle faire pour
améliorer ce statut ?
7. Le système de Bretton Woods (sous sa dernière version
des années 1970) est-il en train de s’effondrer ? L’Euro doit-il
remplacer le Dollar ?
8. Que peut-on espérer du prochain G20 de Londres ?
9. Pensez-vous que la déflation soit actuellement la plus grande menace planant sur les économies mondiales ?
10. Pensez-vous que le gouvernement Obama sera en mesure d’empêcher les
Etats Unis de sombrer dans ce que vous avez appelé la “Très Grande
Dépression Américaine” ?
11. En termes de monnaies, au-delà de votre anticipation
concernant la reprise de la chute du Dollar US dans les tout prochains
mois, pensez-vous que la Livre Sterling et le Franc Suisse soient
toujours des monnaies de statut international ?
12. Pensez-vous que le marché des CDS soit sur le point
d’imploser ? Et quelles seraient les conséquences d’un tel phénomène ?
13. La “bulle des Bons de Trésor US » est-elle sur le point d’exploser ?
-----------
Notes:
(1) Il est utile de lire au sujet de cette crise une très intéressante
contribution de Robert Guttmann publiée au 2° semestre 2008 sur le site
Revues.org, soutenu par la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord..
(2) D'ailleurs ce sont les matières premières qui commencent à déjà
relancer le marché du transport maritime international. Source : Financial Times, 14/12/2008
(3) Puisque ce sont les pays qui ont le plus développé les systèmes de
retraite par capitalisation. Voir GEAB N°23. Mais c'est aussi le cas de
l'Irlande. Source : Independent, 30/11/2008
(4) Source : OCDE, 12/11/2008
(5) Source : NU.NL, 15/12/2008
(6) Source : BBC, 09/12/2008
(7) Sources : WallStreetJournal, 17/11/2008 ; Phillyburbs, 25/11/2008 ; RockyMountainNews, 19/11/2008
(8) Source : CNBC, 05/12/2008
(9) Et nous ne mentionnons même pas l'influence de l'explosion de la
bulle des Bons du Trésor US qui affectera également brutalement les
fonds de pension. Voir Q&A, GEAB N°30.
Mardi 16 Décembre 2008
16 novembre 2008
Etat de la crise le 15 novemvre 2008
La crise fait émerger de nouveaux pauvres 13/11/2008
Depuis septembre, les associations caritatives voient affluer de
nouveaux publics, dont de plus en plus de jeunes, de petits chefs
d'entreprise, et de salariés faiblement rémunérés.
La crise redessine le visage de la pauvreté
en France, s'inquiètent les associations caritatives. Depuis plusieurs
semaines la situation s'est détériorée, à tel point que le rapport
annuel sur la pauvreté du Secours catholique (version en pdf), qui sera
rendu publique jeudi «a un temps de retard», met en garde François
Soulange président du secours catholique. La récession a précipité dans
la précarisation des catégories inédites de la population. «Depuis
septembre et le début de la crise, on voit arriver des jeunes qui
débutent leur vie professionnelle. En intérim ou en CDD de trois mois,
leurs contrats n'ont pas été renouvelés», confie François Soulage. Du
côté de la Croix Rouge, on remarque que de nombreux étudiants mais
aussi des retraités, des employés en CDI et aux petits salaires, y
compris des fonctionnaires municipaux, requièrent désormais de l'aide
pour manger...
Lire
Le Figaro
Phase IV de la Crise Systémique Globale : Rupture Système Monétaire Mondial d'ici l'été 2009
- Communiqué public GEAB N°29 (16 novembre 2008) -
La réunion du G20 à Washington des 14/15 Novembre 2008, est en soi un
indicateur historique, qui signale la fin du monopole occidental, avant
tout anglo-saxon, sur la gouvernance économique et financière mondiale.
Mais, pour LEAP/E2020, cette réunion a aussi clairement démontré que
ces sommets sont condamnés à l'inefficacité face à la crise car ils se
limitent à traiter les symptômes (dérives financières des banques et
autres hedge funds, explosion des produits financiers dérivés,
volatilité extrême des marchés financiers et des devises, ...) sans
traiter la cause principale de la crise systémique globale actuelle, à
savoir l'effondrement du système de Bretton Woods fondé sur le Dollar
US comme pivot de l'édifice monétaire mondial. Sans remise à plat
complète du système hérité de 1944 d'ici l'été 2009, la faillite du
système actuel et des Etats-Unis qui en sont le cœur entraînera
l'ensemble de la planète vers une instabilité économique, sociale,
politique et stratégique sans précédent, marquée notamment par la
rupture du système monétaire mondial à l’été 2009. Au vu du jargon et
du calendrier technocratiques du communiqué de ce premier Sommet du
G20, totalement déconnecté de la vitesse et de l’ampleur de la crise en
cours (1), il plus que probable qu’il faudra d’abord en passer par
cette catastrophe pour que les problèmes de fond soient concrètement
abordés et un début de réponse efficace à la crise enfin amorcé.
Quatre phénomènes fondamentaux jouent
désormais à pleine puissance pour faire s'effondrer le système de
Bretton Woods II (2) dans le courant de l'année 2009, à savoir :
1. Affaiblissement très rapide des acteurs centraux historiques : USA, UK
2. Trois visions d'avenir de la gouvernance globale vont diviser les
principaux acteurs mondiaux (Etats-Unis, Eurozone, Chine, Japon,
Russie, Brésil) d'ici le Printemps 2009
3. Accélération incontrôlée des processus (dé)stabilisateurs de la dernière décennie
4. Multiplication de chocs-retours d'une violence accrue.
LEAP/E2020 a déjà largement anticipé dans les derniers numéros du GEAB
les phénomènes 1 et 4. Dans ce GEAB N°29, nous nous concentrerons sur
les phénomènes 2 et 3.
Ainsi, la fébrilité qui a saisi les
dirigeants mondiaux depuis la fin Septembre 2008 illustre clairement un
sentiment de panique au plus haut niveau. Les responsables politiques
de l'ensemble de la planète ont bien compris désormais qu'il y avait le
feu à la maison. Mais ils n'ont pas perçu une évidence : c'est la
structure même de l'édifice qui est en cause. Il ne s'agit pas
simplement d'améliorer les consignes anti-incendie ou l'organisation
des secours. Pour prendre une image symbolique forte, les tours
jumelles du World Trade Center ne se sont pas effondrées parce que les
pompiers ont eu du retard ou parce qu'il n'y avait pas assez d'eau dans
le système automatique anti-incendie : elles se sont effondrées parce
que leur structure n'était pas faite pour encaisser le choc de deux
avions de ligne les percutant quasi-simultanément.
Le système monétaire mondial actuel
est dans une situation identique : les deux tours, c'est Bretton Woods,
et les avions s'appellent « crise des subprimes », « crise du crédit »,
« faillites bancaires », « récession économique », « Très Grande
Dépression US », « déficits US », ... une vraie escadrille.
Première année des grandes corrections boursières (Dow, en %, depuis 1900) (la première année de la correction actuelle a été la plus violente depuis 1900, plus forte même que celle de 1929) - Source ChartoftheDay
Les dirigeants actuels, issus du monde qui s'effondre sous nos yeux
(Barak Obama inclus (3)), ne peuvent pas imaginer les solutions
nécessaires, tout comme les banquiers centraux n'ont pas pu, en
2006/2007, imaginer l'ampleur de la crise actuelle (4). C'est leur
monde qui disparaît sous leurs yeux, leurs certitudes et leurs
illusions (parfois identiques d'ailleurs) (5). Selon notre équipe, il
va être nécessaire d'attendre un renouvellement d'au moins 20% des
principaux dirigeants de la planète pour commencer à voir des solutions
viables (6) émerger. C'est en effet, selon LEAP/E2020, la « masse
critique » nécessaire pour envisager tout changement fondamental de
perspective dans un groupe humain complexe, peu hiérarchisé. On est
loin du compte aujourd'hui car ces nouveaux dirigeants, pour contribuer
réellement aux solutions de la crise, doivent accéder au pouvoir après
avoir pris conscience de la nature de la crise.
Pour LEAP/E2020, sans de telles prises
de conscience par les dirigeants mondiaux au cours des trois mois à
venir et leur traduction en actes dans les six mois à venir, comme nous
l'indiquions dans le GEAB N°28, la dette des Etats-Unis « implosera » à
l'été 2009 sous forme de cessation de paiement du pays ou de
dévaluation massive du Dollar. Cet effondrement aura été précédé de
plusieurs autres épisodes similaires affectant des pays moins centraux
(voir GEAB N°28), dont le Royaume-Uni déjà surendetté, qui voit sa
dette et ses déficits s'accroître presque au même rythme que ceux de
Washington (7). Tout comme la Réserve Fédérale US a vu, mois après
mois, ses « Primary Dealers » (8) être emportés par la crise avant
d'être désormais elle-même confrontée à un vrai problème de
capitalisation et donc de survie, les Etats-Unis verront dans l'année à
venir les pays les plus intégrés à leur économie et à leur finance, et
leurs alliés fortement dépendants financièrement (9), imploser les uns
après les autres.
Autorités monétaires contrôlant les plus importantes réserves mondiales de change - Sources FMI/BRI/Wikipedia , 10/2008
Le rôle des Européens en la matière est essentiel (10). La zone Euro en
particulier doit relayer un message très fort vers Washington : « Les
Etats-Unis vont tomber dans un trou noir économique et financier en
2009 s'ils s'accrochent à tout prix à leurs « privilèges » passés. Une
fois que le monde aura fait une croix sur le Dollar, il sera trop tard
pour rien négocier ». Avec plus de 550 Milliards USD, la zone Euro
possède ainsi les troisièmes (ex-aequo avec la Russie qui n’est pas
très précise sur ce sujet) réserves les plus importantes au monde
derrière la Chine et le Japon, et avant les pays du Golfe (voir tableau
ci-dessus). Elle a donc le poids diplomatique, le poids financier, le
poids économique, le poids commercial et le poids monétaire pour forcer
Washington à faire face aux réalités (11). L'ensemble de l’UE suivra
car tous les pays européens hors zone Euro sont aujourd'hui à la merci
d'une grave crise de leur devise ou de leur économie, voire des deux à
la fois (12). Sans l'Euroland, leurs perspectives à court et moyen
terme sont très sombres. D'ailleurs, l'Euro est la seule devise que
veulent rejoindre un nombre croissant d'Etats initialement réticents
(Islande, Danemark, ...) ou peu pressés (Pologne, Tchéquie, Hongrie,
...) (13).
Signe des temps, le Financial Times a
commencé à établir la liste des actifs matériels du gouvernement
fédéral américain : bases militaires, parcs nationaux, bâtiments
publics, musées, etc... tout a été évalué pour arriver à un montant
d'environ 1.500 milliards USD, soit à peu près le montant du déficit
budgétaire probable de 2009 (voir le détail des actifs sur le graphique
ci-dessous). Pas étonnant que Taiwan, pourtant très dépendante de la
sécurité fournie par Washington, ait déjà décidé d'arrêter d'acheter
l'une des trois grandes composantes de la dette publique US (les titres
Fannie Mae et Freddie Mac pourtant désormais « sauvés » par l'état
fédéral (14)) ; ou que le Japon soit devenu vendeur net de Bons du
Trésor US.
Que ceux qui, malgré nos conseils de
ces deux dernières années, ont investi dans ces mêmes Fannie Mae et
Freddie Mac, ou dans les bourses, ou dans les grandes banques
d'affaires US ou dans le secteur bancaire en général, se rassurent une
fois encore : tout cela ne peut pas arriver car « ils » l'empêcheront.
Seul problème : les « ils » sont désormais paniqués et « ils » ne
comprennent plus rien à une situation à laquelle « ils » ne se sont
jamais préparés. Comme nous l'avons expliqué dans le GEAB 28, 2008
n'était que le détonateur de la crise systémique globale. Voici
maintenant venir la phase IV, celle des conséquences !
Actifs du gouvernement des Etats-Unis (09/2007) - Source : US GOA / Financial Times
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Notes :
(1) On peut trouver ici le communiqué final en Anglais et une première analyse très réservée de la presse française, dans le Journal du Dimanche,
proche du pouvoir parisien, qui va certainement être du même ordre dans
la presse de l’ensemble des pays de l’Eurozone. Une chose est certaine
: ce Sommet du G20 n’aura rien fait pour calmer la crise, il risque
même d’inquiéter encore plus les opérateurs au vu du refus américain à
accepter que les vrais problèmes soient traités.
(2) N'en déplaise à Gordon Brown et
Nicolas Sarkozy, et à des médias peu regardant, Bretton Woods II existe
depuis les années 1970. C'est en effet à partir de 1971 et de la
décision unilatérale américaine d'abandonner la parité Dollar/Or, puis
des accords de la Jamaïque en 1976 qui n'ont fait que formaliser un régime général de changes flottants, que l'on est sorti du cadre initial de Bretton Woods pour entrer dans un système généralisé de change flottants (Bretton Woods II).
(3) Le future président des Etats-Unis semble en effet n’avoir comme
objectif que la mise en place de son programme de campagne (sécurité
sociale, infrastructures, réduction d’impôts pour les classes moyennes,
…) élaboré avant la crise et impliquant quantité de dépenses nouvelles
alors que l’Etat américain est déjà surendetté. C’est un programme
parfait … pour une Amérique qui n’existe plus que dans les discours
électoraux.
(4) Voir à ce sujet nos anticipations des GEAB n°17 et n°18.
(5) C'est ainsi le cas de des réserves en dollars US de nombreux pays
comme la Chine, le Japon ou les pays pétroliers du Golfe persique. Les
dirigeants actuels ne parviennent pas à imaginer que ces centaines de
milliards de Dollars US accumulés dans leurs réserves ne valent en fait
peut-être plus que 50% ou 30% de leur valeur faciale. Ce sont leurs
successeurs qui en tireront sans état d'âmes les conclusions
nécessaires, imaginant alors un système mondial très différent de
l'actuel.
(6) C'est à dire intellectuellement pertinentes et efficacement mises en œuvre.
(7) Ainsi c’est déjà le Royaume-Uni, du fait de sa récession forte, qui
fait baisser la faible croissance moyenne de l’UE en 2009. La
Grande-Bretagne va être l’ « homme malade » de l’UE pour les années à
venir.
(8) Il est très instructif de consulter sur Wikipedia l’historique des « Primary Dealers
», ces banques choisies par la Reserve Federal US pour être les
privilégiées ayant seules le droit de faire des affaires avec elle. En
effet, après une longue stabilité au cours des dernières décennies, on
constate tout à coup une réduction de la liste et l’énumération de «
primary dealers » disparus depuis le début 2008, tous balayés par la
crise.
(9) En termes d’alliés dépendants,
c’est d’ailleurs déjà le cas du Pakistan et de l’Ukraine désormais sous
perfusion du FMI, de la Turquie (dont la note de crédit vient d’être
abaissée), ... Attendons de voir l’Egypte, Israël, la Colombie
rejoindre la liste.
(10) Ce que souligne également Joseph Stiglitz dans son article du 11/11/2008 dans le Telegraph.
(11) Loin de notre équipe l'idée que la zone Euro ne fait pas face à de
graves difficultés également (voir notamment le GEAB N°28 pour les
perspectives économiques) ; mais au sein d'une crise historique comme
celle que nous vivons, ces problèmes paraissent mineurs comparés à ceux
des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou même de l'Asie dans l'année à venir.
(12) Ainsi la Lettonie vient de
nationaliser dans l'urgence la seconde banque du Pays ; la Hongrie est
sous perfusion de la BCE et du FMI ; la croissance s'effondre en
Pologne ; le Danemark et la Suède s'apprêtent à entrer dans la zone
Euro dans les deux années à venir ; le Royaume-Uni est en perdition ;
...
(13) Source : NRC,
13/11/2008. On ne peut pas franchement en dire autant de la devise US
qui voit au contraire des pays vouloir se « dé-pegger » du Dollar
(supprimer le « peg », régime de change lié, qui les relie à la monnaie
américaine), voire même créer des devises alternatives, comme par
exemple les pétro-monarchies du Golfe persique et leur projet de devise
commune d'ici 2010. Source : GulfNews, 22/09/2008
(14) L’annonce d’une nouvelle perte record de Fannie Mae au 3°
trimestre (29 milliards USD) explique peut-être cela. Sources : Barron’s, 24/10/2008 ; MarketWatch, 10/11/2008
Dimanche 16 Novembre 2008
26 octobre 2008
25000 Milliards de perte : En 1 an les valeurs boursieres en fondus de cette somme
En 1 an 25 000 milliards de Dollars se sont evapores (source) alors que
950 milliards represente la dette du Tiers monde (source) et
4 milliards / an pour stopper la famine dans le monde de 850 millions d'humains (1 terrien/6, 1 enfant meurt toutes les 5 secondes) (source et son) (le PAM)
EN fait pour ceux qui ont investis sur les 5 dernieres annees, ces derniers n'ont pas perdu d'argent : les veinards !
Ceux qui ont investis depuis 1 an, ont perdu 40 % de leur mise de depart : les derniers pigeons !
Evolution CAC40 depuis 5 ans: 0% de gain
Evolution CAC40 depuis 1 an : 40% de perte
Le mecanisme de Contagion de la Crise Mondiale
Bourses : 25 000 milliards de dollars partis en fumée
Par LeMonde.fr
sam 25 oct, 15h52
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Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %. "Peut-être l'automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l'humeur des milieux financiers : l'hiver approche", notait l'économiste John Kenneth Galbraith dans son livre consacré au krach de 1929.
Vendredi 24 octobre, qui marquait le 79e anniversaire du plongeon à Wall Street, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire.
25 octobre 2008
Actualites au 24 octobre 2008
Wall Street accuse le choc, mais résiste à la panique
il y a 1 heure 30 mins
La Bourse de New York ) a de nouveau fini en forte baisse vendredi, mais a limité les dégâts après la panique qui s'était emparée plus tôt des places financières asiatiques et européennes, 79 ans jour pour jour après le début du grand krach de 1929. Lire la suite l'article
Le pétrole finit sous les 65 dollars à New York malgré l'action de l'Opep
il y a 8 heures 2 mins
Les prix du pétrole sont repartis nettement à la baisse vendredi à New York, finissant sous les 65 dollars, malgré la réduction de la production de pétrole annoncée par les grands exportateurs d'or noir, pris dans l'étau des craintes sur une récession économique mondiale. Lire la suite l'article
22 octobre 2008
Ce n’est pas un krach mais une explosion du système mondial
« Ce n’est pas un krach mais une explosion du système mondial »
20 octobre 2008 - 14:51
En réponse à ceux qui clame que « le krach financier est terminé », Lyndon LaRouche a déclaré que nous sommes dans une désintégration mondiale de tout le système financier, bien plus dévastatrice qu’un simple krach.
« Les imbéciles ne comprennent pas ce qui se passe. Il y a deux phénomènes simultanés. D’abord une hyperinflation hyperbolique dans le domaine de la finance, principalement due aux millions de milliards de dollars en jeu sur les marchés dérivés. Dans un effort désespéré pour les sauver, la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales dans le monde entier génèrent des quantités massives – hyperinflationnistes - d’argent nouveau.
« Dans le même temps, nous assistons à une chute temporaire des prix des principales matières premières. Cette baisse est due à la chute du commerce et de la production au niveau mondial. L’économie réelle se désagrège dans la plupart des pays. La production chute, donc la demande en matières premières et en biens manufacturés se réduit, et les gens perdent leur travail, leur épargne, leur maison.
« Nous voilà face à deux phénomènes simultanés : une hyperinflation sans précédent dans le domaine financier, et un effondrement mondial de la production physique causant une chute des prix des matières premières. Il suffit de regarder les choses en face : ce n’est pas un krach mais une explosion. Il n’y a que les idiots qui ne tireraient pas les conséquences de cette désintégration. »
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17 octobre 2008
Explication sonore du mecanisme de la crise
16 octobre 2008 - Point stratégique quotidien








