L'observatoire de L'immo

L'observatoire de la bulle immobiliere en direct! Une piece de theatre de William Shakespeare en 4 actes ! Vous vous en doutez, une tragedie ! Mais que font les bulles de savon lorsqu'elle gonflent trop ?

19 octobre 2009

Détroit : 50 000 personnes font la queue pour une aide au logement

Détroit : 50 000 personnes font la queue pour une aide au logement


Le 18 octobre 2009

WSWS

 


Des milliers de gens regardant à l’intérieur de Cobo Hall, surveillé par des policiers

Environ 50 000 résidents de Détroit ont fait la queue mercredi à l’extérieur du centre des congrès de Cobo Hall afin d’obtenir de l’aide pour payer leurs factures de services publics et empêcher d’être expulsés de leurs maisons. Les officiels municipaux, qui attendaient autour de 3000 personnes, ont été submergés par le nombre de gens qui se sont présentés.

Dans un spectacle évoquant les foules de chômeurs qui faisaient la queue pour de la soupe gratuite durant la Grande Dépression, la file de dizaines de milliers de travailleurs et de chômeurs entourait l’aréna du centre-ville. Des jeunes mères poussant des landaus, des travailleurs en fauteuils roulants, des personnes âgées et une multitude de jeunes travailleurs et d’enfants ont attendu des heures durant. Nombreux étaient ceux qui avaient dormi sur les trottoirs la veille pour être les premiers servis.

Plusieurs personnes se sont évanouies durant l’attente et ont été prises en charge par le personnel médical sur place. A 11h30, le maire de Détroit, David Bing, a demandé aux citoyens de cesser de se présenter au Cobo Hall. Des centaines de policiers, y compris des officiers de l’escouade antigang de Détroit, surveillaient les entrées pour retenir la foule.

Plusieurs personnes auraient été blessées dans la bousculade qui est survenue après que les policiers eurent finalement ouvert les portes aux environs de midi. Ceux qui attendaient se sont alors précipités vers une table où des formulaires leur furent remis. On leur dit qu’ils devaient les remplir et les déposer dans des boîtes avant l’heure limite de 14h00.

Les résidents avaient jusqu’à mercredi pour s’inscrire au Programme de lutte contre l’itinérance et de relogement rapide (Homeless Prevention and Rapid Re-Housing Program, HPRP) de la ville. Ce programme, financé par une subvention de 15,2 millions de dollars du programme de stimulation de l’administration Obama, ne pourra venir en aide qu’à environ 3400 personnes selon Constance Bell, une porte-parole du programme. En plus des 50 000 formulaires d’adhésion distribués mercredi, 30 000 autres avaient aussi été distribués précédemment, a ajouté Bell. Cela signifie que, parmi les personnes inscrites, environ une sur 23 va recevoir de l’argent.

Des rumeurs voulant que la ville offrait 3000 dollars aux familles à faible revenu ayant besoin d’aide se sont répandues rapidement et a expliqué la présence d’un si grand nombre de personnes. Le désespoir économique est tel dans la municipalité (le taux de chômage officiel se situe à 29 pour cent et plus du tiers de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté officiel) que des dizaines de milliers de personnes se sont présentées.

La vaste majorité ne va pas se qualifier pour l’assistance, a admis la porte-parole de la ville. Le programme HPRP fournira seulement une aide temporaire pour payer les factures de services publics pour ceux qui sont déjà sans-logis ou qui font face à des évictions ou saisies en instance. De plus, elle sera versée seulement à ceux qui sont en mesure de continuer à faire leurs paiements sur leur maison après avoir reçu l’aide. Aucune somme ne pourra servir à faire des paiements sur l’hypothèque.

 


Des gens attendant devant l’entrée nord du Cobo Hall

Plutôt que d’informer ceux qui se présentaient que leurs efforts seraient probablement vains, les responsables de la ville ont continué à remettre et à recueillir les demandes pour le programme. Leur principale préoccupation était de prévenir une explosion de colère, beaucoup étant indignés d’avoir attendu pendant des heures et d’avoir été malmenés par les policiers.

Le manque de préparation et la désorganisation lors de l’évènement est une indication de la distance qui sépare les responsables du gouvernement de la réalité à laquelle est confrontée la classe ouvrière et montre aussi combien étendue est la crise sociale. Les 80 000 ménages qui ont appliqué pour de l’aide représentent environ le tiers de la population de la ville.

Le véritable taux de chômage à Detroit est beaucoup plus élevé que le chiffre officiel de 29 pour cent, vu que des dizaines de milliers de personnes ne sont pas considérées comme chômeurs parce qu’ils ont cherché un emploi qui n’existe pas. Cette crise a été exacerbée par les restructurations et les faillites de General Motors et de Chrysler forcées par l’administration Obama qui, avec l’appui des Travailleurs unis de l’automobile, a détruit des milliers d’emplois et a coupé les salaires et les avantages sociaux des travailleurs de l’automobile et des retraités.

Le spectacle de milliers de jeunes travailleurs qui faisaient la queue pour avoir de l’aide était particulièrement frappant. Il y a trente ans, une grande partie de ces jeunes auraient été embauchés dans une des nombreuses compagnies d’automobiles de la ville. Depuis 1970 cependant, la ville a perdu les trois quarts de ses emplois du secteur manufacturier, 250 000 emplois étant éliminés. Aujourd’hui, il ne reste plus que des emplois à bas salaire sans la moindre sécurité économique pour les jeunes travailleurs.

Le mois dernier, des dizaines de milliers de travailleurs ont fait la queue à Détroit après que la compagnie régionale de gaz naturel et d’électricité, DTE Energy, eut annoncé qu’elle offrait de l’aide aux propriétaires et aux locataires en détresse. Selon un rapport paru le mois dernier dans le Detroit News, les deux plus grandes compagnies énergétiques du Michigan, DTE Energy et Consumers Energy, ont coupé le chauffage à un total de 181 000 clients l’année dernière. Depuis le début de l’année, DTE a déjà coupé le courant à 115 000 ménages, un rythme qui va de loin surpasser les 142 000 coupures de l’année dernière.

Detroit, qui s’est déjà enorgueilli d’avoir un des plus haut taux de propriétaires de maison des Etats-Unis, a connu le plus haut taux de reprise de maison pour cause de non-paiement de l’hypothèque en 2006 et en 2007 et se trouve toujours dans le peloton de tête des villes américaines.

Le déclin économique de Détroit est processus qui a débuté il y a longtemps. Le niveau de vie gagné de haute lutte par les travailleurs de l’auto a fait de la « ville de l’automobile » celle qui avait le plus haut revenu par habitant aux Etats-Unis dans les années 1950. Durant les trois dernières décennies, dans un processus qui a commencé avec le sauvetage de Chrysler en 1979-80, on a vu un assaut continuel de la grande entreprise et le gouvernement sur la classe ouvrière, assaut qui a culminé avec la restructuration de Chrysler et GM par Obama. La désindustrialisation de Détroit est un symbole criant du virage du capitalisme américain qui a abandonné la production industrielle pour embrasser plutôt la spéculation financière, adoptant ses formes les plus parasitaires.

L’état du Michigan connaît le plus haut taux de chômage des Etats-Unis, soit 15,2 pour cent. Au cours des derniers dix ans, alors que l’industrie de l’automobile était laminé par un processus continue de rationalisation, le Michigan a perdu 870 000 emplois. On s’attend à ce que ce nombre dépasse le million d’ici la fin de l’année prochaine.

Bien que la demande pour les services sociaux augmente, le gouvernement de l’État et la municipalité sabrent dans l’habitation, l’éducation et les soins de santé pour tenter de juguler leurs immenses déficits budgétaires. Si l’administration Obama a allongé des billions à Wall Street, elle est loin d’avoir fait la même chose pour les états américains ou encore pour les 15 millions de chômeurs que compte le pays.

L’état du Michigan, qui a eu déficit de 2,8 milliards, coupe de façon généralisée dans tous les programmes. Le jour même où des milliers de personnes faisaient la ligne pour obtenir de l’aide au logement, le maire de Détroit, David Bing, du Parti démocrate, un homme d’affaire multi-millionnaire a annoncé un plan pour contrer le déficit prévoyant des coupes budgétaires de 500 millions $ au cours des deux prochaines années. L’effectif des employés municipaux sera réduit de façon permanente, des actifs de la ville seront vendus, des services publics seront privatisés et coupés et plus de 1000 employés de la ville seront mis à pied.

L’impact de la crise économique sur le pays est comparable à ce que l’on voit à Détroit et au Michigan. Les scènes de désespoir économique sont de plus en plus courantes de par tout le pays. Par exemple, des cliniques gratuites ont attiré les foules en Californie, au Texas et dans d’autres états et des milliers de personnes font la file lorsqu’une poignée d’emplois sont offerts.

Les Etats-Unis vivent une crise sans précédent depuis les années 1930. Face à cette crise, l’administration Obama n’offre aucune aide substantielle aux dizaines de millions de travailleurs qui font face à la ruine.

La scène tragique qui a eu lieu à Détroit mercredi dernier expose le caractère dérisoire des soi-disant plans de stimulation et de sauvetage d’Obama. La Maison-Blanche a rejeté du revers de la main tout programme de travaux publics pour donner de l’emploi aux chômeurs. Plutôt, toutes ses politiques, du sauvetage de Wall Street aux attaques contre les travailleurs de l’auto, en passant par ses plans pour sabrer dans les coûts de la santé, ont pour but de protéger la richesse et le pouvoir de l’élite financière.

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08 février 2009

Projection 2009-2010

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19 janvier 2009

Janvier 2009 - Prevision en zone euro = Noire

Economie: la zone euro vers la pire année de son histoire           


Le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, le 19 janvier 2009 à Bruxelles
© AFP  Dominique Faget

La zone euro devrait connaître en 2009 la première récession économique de son histoire, et l'une des plus graves traversées par l'Europe depuis des décennies, avec une envolée du chômage et une explosion des déficits.

Selon les prévisions actualisées publiées lundi par la Commission européenne, le Produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 1,9% en 2009 dans la zone euro, qui subira ainsi la première contraction de son économie sur l'ensemble d'une année depuis sa création il y a tout juste dix ans.

Bruxelles anticipe ensuite un léger redressement de la situation, avec une croissance de 0,4% en 2010.

"Les mesures de stabilisation du marché financier, l'assouplissement des politiques monétaires et les plans de relance économique nous permettront d'enrayer la détérioration de l'économie cette année et de créer les conditions d'une reprise progressive au cours du second semestre de l'année", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia.

"La mise en oeuvre efficace de ces mesures doit constituer notre priorité", a-t-il ajouté.

La "relance concertée" de l'économie est "l'impératif absolu" face à la récession, a renchéri la ministre française des Finances Christine Lagarde, à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

Les grands argentiers de la zone euro, qui ont discuté des pronostics de la Commission, "partagent d'une façon générale les prévisions économiques" de Bruxelles, a indiqué leur chef de file Jean-Claude Juncker, à l'issue de la réunion.

"Un certain nombre de pays ont nuancé mais seulement marginalement les prévisions de la Commission, globalement en ce qui concerne l'ampleur de la reprise en 2010", a-t-il ajouté.

Selon la Commission européenne, toutes les grandes économies de la zone euro devraient être affectées par la récession en 2009, avec des reculs du PIB de 2,3% en Allemagne ou de 1,8% en France.

La Commission prévoit que cette récession généralisée s'accompagne d'une hausse du taux de chômage de près de trois points dans la zone euro entre 2008 et 2010.

Il devrait atteindre selon elle 10,2% en 2010, dépassant ainsi les 10% dans la zone euro pour la première fois depuis 1998.

Dans certains pays, l'envolée sera spectaculaire: en Espagne, qui bat tous les records, il devrait passer à 18,7% contre à peine plus de 8% en 2007. En France, il devrait monter jusqu'à 10,6%.

Sous l'effet de cette dégradation, et des dépenses liées aux plans de relance nationaux, Bruxelles table aussi sur une envolée des déficits publics.

Ils devraient enfoncer dès cette année la limite européenne de 3% du PIB, à 4% en moyenne dans la zone euro. Ils monteraient jusqu'à 4,4% l'an prochain.

Les pays de la zone euro "n'abandonnent pas pas l'objectif de consolidation des finances publiques", a cependant souligné M. Juncker, insistant sur leur "obligation collective de (se) doter d'une stratégie de sortie des déficits".

Mardi, la présidence tchèque de l'UE devrait proposer aux ministres des Finances réunis cette fois à 27 de se coordonner pour retourner à l'équilibre des finances publiques après la crise, selon un document dont l'AFP a obtenu copie.

"Après la coordination des plans de relance, il faudrait aussi ensuite une coordination de la consolidation" budgétaire, indique ce texte, qui servira de base à une discussion des ministres.

Malgré l'intensité de la crise et la hausse des déficits, encore illustrée par l'abaissement de la notation financière de l'Espagne lundi, M. Almunia a repoussé cependant les craintes d'un possible "éclatement" de la zone euro.

"Je ne suis pas préoccupé par ceux qui annoncent depuis dix ans que la zone euro va éclater", a-t-il dit.

 


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Janvier 2009 - Etat de la tres grande depression Mondiale

GEAB N°31 est disponible ! Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d'insolvabilité globale

Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009) -



GEAB N°31 est disponible ! Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d'insolvabilité globale

 

En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d'un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d' « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu'elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d'anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd'hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d'insolvabilité globale.

Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l'enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l'année 2009 selon l'équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d'outils d'aide à la décision et à l'analyse pour ceux que l'année à venir inquiète ou intrigue.

Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l'image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu'ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d'intérêts et une création monétaire illimitée, n'est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C'est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu'ils s'appellent bilans des banques (1), endettements des ménages (2), faillites d'entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD (3), notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers.


Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009

Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009

A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d'une crise de liquidité ?

Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l'évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n'a rien d'une querelle académique puisque, selon le cas, l'action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse.

Un exemple simple permet de bien saisir l'enjeu. Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce qui est de votre banque), et l'économie en général a bénéficié d'une contribution positive. En revanche, si votre problème n'est pas du à un problème de trésorerie mais au fait que votre activité n'est pas rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du moment, alors l'effort de votre banque ou de votre famille devient d'autant plus dangereux pour tout le monde qu'il a été important. En effet, selon toute probabilité, votre premier appel de fonds sera suivi par d'autres toujours assortis de promesses (honnêtes supposons-le) que la mauvaise passe est bientôt terminée. Votre banque ou votre famille seront d'autant plus incités à continuer à vous aider qu'ils risquent de perdre ce qu'ils vous ont déjà prêtés au cas où vous cesseriez votre activité. Mais si la situation continue à empirer, ce qui est le cas si c'est bien un problème de rentabilité, alors arrive un moment où certaines limites sont atteintes : d'une part, votre banque va décider qu'elle a plus à perdre à continuer de vous soutenir qu'à vous laisser tomber ; et d'autre part, votre famille n'a simplement plus d'argent disponible, car vous lui avez siphonné toute son épargne. Il apparaît à tout le monde que non seulement vous êtes en faillite et insolvable, mais que vous avez probablement entraîné votre famille dans la même situation ou affaibli votre banque (4). Vous avez porté ainsi un coup terrible à l'économie autour de vous, y compris à vos proches (5). Il est important de souligner que tout cela a pu se dérouler en toute bonne foi si un changement brutal d'environnement économique a bouleversé les conditions de rentabilité de votre activité sans que vous ayez pris conscience de l'ampleur des conséquences pour votre activité.


Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009

Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009

Selon LEAP/E2020, cet exemple simple illustre parfaitement la situation qui prévaut en ce début d'année 2009 pour l'ensemble du système financier mondial, une part importante de l'économie de la planète et tous les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur croissance de ces dernières années sur l'endettement. La crise a traduit et amplifié un problème de solvabilité globale. Le monde est en train de prendre conscience qu'il est beaucoup plus pauvre que la dernière décennie le lui avait laissé croire. Et 2009 est l'année qui va obliger tous les acteurs économiques à tenter d'évaluer concrètement l'état de leur solvabilité, sachant que nombre d'actifs continuent encore à perdre de la valeur. La difficulté est qu'un nombre croissant d'opérateurs ne font plus confiance aux indicateurs et instruments de mesure traditionnels. Les agences de notation ont perdu toute crédibilité. Le Dollar US n'est plus qu'une fiction d'unité de mesure monétaire mondiale dont nombre d'Etats tentent de se dégager au plus vite (6). Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée de n'être plus qu'un immense trou noir. Pour les entreprises, plus personne ne sait si les carnets de commande sont fiables (7) puisque, tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes (8) ou n'achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines (9). Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c'est dorénavant l'effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites. D'ailleurs, des milliardaires russes (10) aux pétromonarchies du Golfe arabique en passant par l'Eldorado commercial chinois (11), ce sont toutes les « poules aux œufs d'or » des entreprises et des établissements financiers de la planète (et notamment européennes, japonaises et nord-américaines (12)) qui s'avèrent désormais insolvables ou tout juste solvables. La question de la solvabilité de l'état fédéral et des états fédérés américains (13) (comme de celle de la Russie ou du Royaume-Uni) commence d'ailleurs également à être posée dans les grands médias internationaux ; tout comme d'ailleurs celle des grands fonds de pension par capitalisation, grands acteurs de l'économie globalisée de ces vingt dernières années.

Pour LEAP/E2020, la tendance est donc claire : la séquence qui commence en ce début d'année 2009, c'est bien celle de l'insolvabilité globale.


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Notes:


(1) Voici d'ailleurs une liste très utile des banques américaines sur le point de faire faillite présentée sur le site LewRockwell.com, réalisée à partir du Texas Ratio qui permet de mesurer leur exposition au risque.

(2) Cette carte dynamique des impayés de cartes de crédit et de prêts immobiliers aux Etats-Unis (au 2° trimestre 2008), réalisée par la Reserve fédérale de New-York, permet de juger de l'étendue de la crise affectant les revenus des ménages et leur niveau d'endettement. Source : NewYorkFed, 12/2008

(3) L'évolution des valeurs boursières mondiales est un bon indicateur de cette disparition des « actifs-fantômes », même si il faut lui ajouter toutes les pertes de valeur dans l'immobilier et dans d'autres gammes d'actifs; et probablement lui retrancher des reprises de valeurs qui ont été emportées par la tourmente actuelle et se rétabliront une fois le pire de la crise derrière nous.

(4) Nous ne parlons même pas ici des employés, fournisseurs, clients,  … .

(5) Et, une telle situation, répétée à l'échelle d'un pays tout entier conduit à un chaos social. D'ailleurs, l'armée américaine elle-même envisage que l'instabilité sociale créée par la crise puisse conduire à une intervention militaire. Source : ElPasoTimes, 29/12/2008

(6) A ce propos, LEAP/E2020 émet une recommandation à destination des institutions financières internationales, et surtout à leurs responsables des services statistiques : il est urgent de mettre en place une comptabilité internationale alternative, fondée sur un panier de devises (par exemple : 25% USD, 25% Euro, 25% Yen et 25% Yuan en attendant un panier global décidé par les dirigeants politiques) car la cessation de paiement des Etats-Unis et la rupture du système monétaire mondial que nous anticipons à l'été 2009 va immédiatement entraîné une catastrophe en matière de comptabilisation des valeurs et des flux financiers mondiaux. Il est donc urgent, même si cela résulte de discussions officieuses et de comptabilité « au noir » de doubler les statistiques actuelles faites essentiellement en Dollars Us par une version de « sauvegarde » effectuée dans un panier de devises. Cela permettra d'assurer une continuité des statistiques le temps d'une reconstruction du système monétaire mondial.

(7) Une série d'articles du Spiegel (18/12/2008), intitulée « Le calme avant la récession mondiale », illustre très bien la crise vue d'Allemagne. Et la chute généralisée du transport de marchandises en zone Euro illustre bien ce fait. Source : Libération, 12/01/2009

(8) L'un des indicateurs avancés de l'économie mondiale est indéniablement le marché des machines-outils, car ce sont elles qui servent à produire les objets manufacturés. Les commandes de machines-outils permettent d'anticiper 6 mois à 1 an à l'avance l'état de l'industrie manufacturière mondiale. Les deux grands fabricants et exportateurs mondiaux de machines-outils étant l'Allemagne et le Japon, l'évolution de leur production et exportation dans ce secteur est donc un indice très fiable de l'avenir de l'industrie manufacturière mondiale. En l'occurrence, il s'avère très sombre pour 2009 puisqu'à l'image de l'Allemagne, le Japon a enregistré en Novembre 2008 une chute vertigineuse de 16,2% de ses commandes par rapport à Octobre 2008, soit la pire baisse depuis 1987 quand ces statistiques ont commencé à être disponibles. Source : MarketWatch}, 15/01/2009

(9) Aux Etats-Unis, 2009 risque de voir 25% des commerces de détail fermer leurs portes. Source : ClusterStockAlleyInsider, 27/12/2008

(10) Les « milliardaires russes » en sont réduits à quémander l'aumône du Kremlin, qui lui même voit ses réserves financières fondre à vue d'oeil. Source : Spiegel, 08/01/2009

(11)Un « El Dorado chinois » qui en 2009 est en train de se transformer en bourbier socio-économique. Source : Janelanaweb, 25/12/2008; Yahoo/Reuters, 07/01/2009; Guardian, 13/01/2009

(12) La toute récente faillite de Nortel, leader nord-américain de l'industrie des télécommunications en est un exemple flagrant.
 
(13) Sources : USAToday, 28/12/2008; Reuters, 02/01/2009


Jeudi 15 Janvier 2009



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GEAB N°31 - Sommaire

- Publié le 15 janvier 2009 -

Phase IV de la crise systémique : Début de la séquence d'insolvabilité globale
En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d'un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d' « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. En fonction de la même logique d'anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd'hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d'insolvabilité globale... (page 2)
Lire communiqué public

. A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d'une crise de liquidité ?
Lire communiqué public

. L'action actuelle des gouvernements et des banques centrales est inefficace et dangereuse pour les épargnants
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. Vers une guerre mondiale des taux d'intérêts pour capter l'épargne globale
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19 décembre 2008

Mars 2009 - debut du Pire - Comment se preparer

GEAB N°30 est disponible ! Crise systémique globale : Nouveau point d'inflexion en Mars 2009 'Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930'

- Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008) -



GEAB N°30 est disponible ! Crise systémique globale : Nouveau point d'inflexion en Mars 2009 'Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930'

 

LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d'inflexion d'une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l'année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l'existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l'économie mondiale, à savoir:

1. la prise de conscience de la longue durée de la crise
2. l'explosion du chômage dans le monde entier
3. le risque d'effondrement brutal de l'ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Ce point d'inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu'elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d'autres (voir GEAB N°28), qu'elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde 'développé' et qu'elle ne fait qu'empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l'économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n'ont plus qu'un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d'un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.

Dans ce GEAB N°30, l'équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l'occasion d'une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d'analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c'est un résultat dont nous sommes fiers.


La crise durera au moins jusqu'à la fin 2010

Evolution de la base monétaire des Etats-Unis et indication des crises majeures corrélées (1910 – 2008) - Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Mish's Global Economic Trends Analysis

Evolution de la base monétaire des Etats-Unis et indication des crises majeures corrélées (1910 – 2008) - Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Mish's Global Economic Trends Analysis

Comme nous l'avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affectera de manière diversifiée les différentes régions du monde. Cependant, et LEAP/E2020 souhaite être très clair sur ce point, contrairement aux discours actuels des mêmes experts qui niaient l'existence d'une crise en gestation il y a trois ans, qui niaient qu'elle soit globale il y a 2 ans et qui niaient il y a seulement six mois qu'elle soit systémique, nous anticipons une durée minimale de trois ans pour cette phase de décantation de la crise (1). Elle ne sera ni terminée au printemps 2009, ni à l'été 2009, ni au début 2010. C'est seulement vers la fin 2010 que la situation commencera à se stabiliser et s'améliorer un peu dans certaines régions du monde, à savoir l'Asie et la zone Euro, ainsi que pour les pays producteurs de matières premières énergétiques, minérales ou alimentaires (2). Ailleurs, elle continuera. En particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et dans les pays les plus liés à ces économies, où elle s'inscrit dans une logique décennale. C'est seulement vers 2018 que ces pays peuvent envisager un retour réel de la croissance.

Par ailleurs, il ne faut pas imaginer que l'amélioration de la fin 2010 marquera un retour à une croissance forte. La convalescence sera longue ; par exemple, les bourses mettront également une décennie à revenir aux niveaux de l'année 2007, si elles y reviennent un jour. Il faut se souvenir que Wall Street mit 20 ans à revenir à ses niveaux de la fin des années 1920. Or, selon LEAP/E2020 cette crise est plus profonde et durable que celle des années 1930. Cette prise de conscience de la longue durée de la crise va progressivement se faire jour dans les opinions publiques au cours du trimestre à venir. Et elle déclenchera immédiatement deux phénomènes porteurs d'instabilité socio-économique : la peur panique du lendemain et la critique renforcée des dirigeants du pays.


Le risque d'effondrement brutal de l'ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Enfin, dans le cadre des conséquences de la crise qui affecteront directement des dizaines de millions de personne aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, au Japon, aux Pays-Bas et au Danemark en particulier (3), il faut intégrer le fait qu'à partir de cette fin d'année 2008 vont se multiplier les nouvelles concernant les pertes massives des organismes gérant les actifs censés financer ces retraites. L'OCDE estime à 4.000 milliards USD les pertes des fonds de pension pour la seule année 2008 (4). Aux Pays-Bas (5) comme au Royaume-Uni (6), les organes de surveillance des fonds de pension viennent de lancer des cris d'alarme demandant en urgence un accroissement des cotisations obligatoires et une intervention de l'Etat. Aux Etats-Unis, ce sont des annonces multiples d'augmentation des contributions et de diminution des versements qui sont émises à un rythme croissant (7). Et c'est seulement dans les semaines à venir que nombre de fonds vont pouvoir faire réellement le décompte de ce qu'ils ont perdu (8). Beaucoup s'illusionnent encore sur leur capacité à reconstituer leur capital à l'occasion d'une prochaine sortie de crise. En Mars 2009, quand gestionnaires de fonds de pension, retraités et gouvernements vont simultanément prendre conscience que la crise va durer, qu'elle va coïncider avec l'arrivée massive des « babyboomers » à la retraite et que les bourses ont peu de chance de retrouver avant de longues années leurs niveaux de 2007 (9), le chaos va s'installer dans ce secteur et les gouvernements vont se rapprocher de plus en plus de l'obligation d'intervenir pour nationaliser tous ces fonds. L'Argentine, qui a pris cette décision il y a quelques mois apparaîtra alors comme un précurseur.

Ces tendances sont toutes déjà en cours. Leur conjonction et la prise de conscience par les opinions publiques des conséquences qu'elles entraînent constituera le grand choc psychologique mondial du printemps 2009, à savoir que nous sommes tous plongés dans une crise pire que celle de 1929 ; et qu'il n'y a pas de sortie de crise possible à court terme. Cette évolution aura un impact décisif sur la mentalité collective mondiale des peuples et des décideurs et modifiera donc considérablement le processus de déroulement de la crise dans la période qui suivra. Avec plus de désillusions et moins de certitudes, l'instabilité socio-politique globale va s'accroître considérablement.

Enfin, ce GEAB N°30 présente également une série de 13 questions/réponses afin d'aider de manière quasi-interactive les épargnants/investisseurs/décideurs à mieux comprendre et anticiper les développements à venir de la crise systémique globale :

1. Cette crise est-elle différente des crises ayant précédemment affecté le capitalisme?
2. Cette crise est-elle différente de la crise des années 1930 ?
3. La crise est-elle aussi grave en Europe et en Asie qu’aux Etats-Unis ?
4. Les mesures entreprises actuellement par les Etats du monde entier sont-elles suffisantes pour juguler la crise ?
5. Quels risques majeurs pèsent toujours sur le système financière international ? Et toutes les épargnes sont-elles égales face à la crise ?
6. La zone Euro constitue-t-elle une vraie protection contre les pires aspects de la crise et que pourrait-elle faire pour améliorer ce statut ?
7. Le système de Bretton Woods (sous sa dernière version des années 1970) est-il en train de s’effondrer ? L’Euro doit-il remplacer le Dollar ?
8. Que peut-on espérer du prochain G20 de Londres ?
9. Pensez-vous que la déflation soit actuellement la plus grande menace planant sur les économies mondiales ?
10. Pensez-vous que le gouvernement Obama sera en mesure d’empêcher les Etats Unis de sombrer dans ce que vous avez appelé la “Très Grande Dépression Américaine” ?
11. En termes de monnaies, au-delà de votre anticipation concernant la reprise de la chute du Dollar US dans les tout prochains mois, pensez-vous que la Livre Sterling et le Franc Suisse soient toujours des monnaies de statut international ?
12. Pensez-vous que le marché des CDS soit sur le point d’imploser ? Et quelles seraient les conséquences d’un tel phénomène ?
13. La “bulle des Bons de Trésor US » est-elle sur le point d’exploser ?


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Notes:

(1) Il est utile de lire au sujet de cette crise une très intéressante contribution de Robert Guttmann publiée au 2° semestre 2008 sur le site Revues.org, soutenu par la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord..

(2) D'ailleurs ce sont les matières premières qui commencent à déjà relancer le marché du transport maritime international. Source : Financial Times, 14/12/2008
 
(3) Puisque ce sont les pays qui ont le plus développé les systèmes de retraite par capitalisation. Voir GEAB N°23. Mais c'est aussi le cas de l'Irlande. Source : Independent, 30/11/2008

(4) Source : OCDE, 12/11/2008

(5) Source : NU.NL, 15/12/2008

(6) Source : BBC, 09/12/2008

(7) Sources : WallStreetJournal, 17/11/2008 ; Phillyburbs, 25/11/2008 ; RockyMountainNews, 19/11/2008

(8) Source : CNBC, 05/12/2008

(9) Et nous ne mentionnons même pas l'influence de l'explosion de la bulle des Bons du Trésor US qui affectera également brutalement les fonds de pension. Voir Q&A, GEAB N°30.


Mardi 16 Décembre 2008

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16 novembre 2008

Etat de la crise le 15 novemvre 2008

La crise fait émerger de nouveaux pauvres 13/11/2008

Depuis septembre, les associations caritatives voient affluer de nouveaux publics, dont de plus en plus de jeunes, de petits chefs d'entreprise, et de salariés faiblement rémunérés.

La crise redessine le visage de la pauvreté en France, s'inquiètent les associations caritatives. Depuis plusieurs semaines la situation s'est détériorée, à tel point que le rapport annuel sur la pauvreté du Secours catholique (version en pdf), qui sera rendu publique jeudi «a un temps de retard», met en garde François Soulange président du secours catholique. La récession a précipité dans la précarisation des catégories inédites de la population. «Depuis septembre et le début de la crise, on voit arriver des jeunes qui débutent leur vie professionnelle. En intérim ou en CDD de trois mois, leurs contrats n'ont pas été renouvelés», confie François Soulage. Du côté de la Croix Rouge, on remarque que de nombreux étudiants mais aussi des retraités, des employés en CDI et aux petits salaires, y compris des fonctionnaires municipaux, requièrent désormais de l'aide pour manger...

Lire

Le Figaro



Phase IV de la Crise Systémique Globale : Rupture Système Monétaire Mondial d'ici l'été 2009

- Communiqué public GEAB N°29 (16 novembre 2008) -



GEAB N°29 est disponible! Phase IV de la Crise Systémique Globale : Rupture Système Monétaire Mondial d'ici l'été 2009

 

La réunion du G20 à Washington des 14/15 Novembre 2008, est en soi un indicateur historique, qui signale la fin du monopole occidental, avant tout anglo-saxon, sur la gouvernance économique et financière mondiale. Mais, pour LEAP/E2020, cette réunion a aussi clairement démontré que ces sommets sont condamnés à l'inefficacité face à la crise car ils se limitent à traiter les symptômes (dérives financières des banques et autres hedge funds, explosion des produits financiers dérivés, volatilité extrême des marchés financiers et des devises, ...) sans traiter la cause principale de la crise systémique globale actuelle, à savoir l'effondrement du système de Bretton Woods fondé sur le Dollar US comme pivot de l'édifice monétaire mondial. Sans remise à plat complète du système hérité de 1944 d'ici l'été 2009, la faillite du système actuel et des Etats-Unis qui en sont le cœur entraînera l'ensemble de la planète vers une instabilité économique, sociale, politique et stratégique sans précédent, marquée notamment par la rupture du système monétaire mondial à l’été 2009. Au vu du jargon et du calendrier technocratiques du communiqué de ce premier Sommet du G20, totalement déconnecté de la vitesse et de l’ampleur de la crise en cours (1), il plus que probable qu’il faudra d’abord en passer par cette catastrophe pour que les problèmes de fond soient concrètement abordés et un début de réponse efficace à la crise enfin amorcé.

Quatre phénomènes fondamentaux jouent désormais à pleine puissance pour faire s'effondrer le système de Bretton Woods II (2) dans le courant de l'année 2009, à savoir :

1. Affaiblissement très rapide des acteurs centraux historiques : USA, UK
2. Trois visions d'avenir de la gouvernance globale vont diviser les principaux acteurs mondiaux (Etats-Unis, Eurozone, Chine, Japon, Russie, Brésil) d'ici le Printemps 2009
3. Accélération incontrôlée des processus (dé)stabilisateurs de la dernière décennie
4. Multiplication de chocs-retours d'une violence accrue.

LEAP/E2020 a déjà largement anticipé dans les derniers numéros du GEAB les phénomènes 1 et 4. Dans ce GEAB N°29, nous nous concentrerons sur les phénomènes 2 et 3.

Ainsi, la fébrilité qui a saisi les dirigeants mondiaux depuis la fin Septembre 2008 illustre clairement un sentiment de panique au plus haut niveau. Les responsables politiques de l'ensemble de la planète ont bien compris désormais qu'il y avait le feu à la maison. Mais ils n'ont pas perçu une évidence : c'est la structure même de l'édifice qui est en cause. Il ne s'agit pas simplement d'améliorer les consignes anti-incendie ou l'organisation des secours. Pour prendre une image symbolique forte, les tours jumelles du World Trade Center ne se sont pas effondrées parce que les pompiers ont eu du retard ou parce qu'il n'y avait pas assez d'eau dans le système automatique anti-incendie : elles se sont effondrées parce que leur structure n'était pas faite pour encaisser le choc de deux avions de ligne les percutant quasi-simultanément.
 
Le système monétaire mondial actuel est dans une situation identique : les deux tours, c'est Bretton Woods, et les avions s'appellent « crise des subprimes », « crise du crédit », « faillites bancaires », « récession économique », « Très Grande Dépression US », « déficits US », ... une vraie escadrille.


Première année des grandes corrections boursières (Dow, en %, depuis 1900) (la première année de la correction actuelle a été la plus violente depuis 1900, plus forte même que celle de 1929) - Source ChartoftheDay

Première année des grandes corrections boursières (Dow, en %, depuis 1900) (la première année de la correction actuelle a été la plus violente depuis 1900, plus forte même que celle de 1929) - Source ChartoftheDay

Les dirigeants actuels, issus du monde qui s'effondre sous nos yeux (Barak Obama inclus (3)), ne peuvent pas imaginer les solutions nécessaires, tout comme les banquiers centraux n'ont pas pu, en 2006/2007, imaginer l'ampleur de la crise actuelle (4). C'est leur monde qui disparaît sous leurs yeux, leurs certitudes et leurs illusions (parfois identiques d'ailleurs) (5). Selon notre équipe, il va être nécessaire d'attendre un renouvellement d'au moins 20% des principaux dirigeants de la planète pour commencer à voir des solutions viables (6) émerger. C'est en effet, selon LEAP/E2020, la « masse critique » nécessaire pour envisager tout changement fondamental de perspective dans un groupe humain complexe, peu hiérarchisé. On est loin du compte aujourd'hui car ces nouveaux dirigeants, pour contribuer réellement aux solutions de la crise, doivent accéder au pouvoir après avoir pris conscience de la nature de la crise.

Pour LEAP/E2020, sans de telles prises de conscience par les dirigeants mondiaux au cours des trois mois à venir et leur traduction en actes dans les six mois à venir, comme nous l'indiquions dans le GEAB N°28, la dette des Etats-Unis « implosera » à l'été 2009 sous forme de cessation de paiement du pays ou de dévaluation massive du Dollar. Cet effondrement aura été précédé de plusieurs autres épisodes similaires affectant des pays moins centraux (voir GEAB N°28), dont le Royaume-Uni déjà surendetté, qui voit sa dette et ses déficits s'accroître presque au même rythme que ceux de Washington (7). Tout comme la Réserve Fédérale US a vu, mois après mois, ses « Primary Dealers » (8) être emportés par la crise avant d'être désormais elle-même confrontée à un vrai problème de capitalisation et donc de survie, les Etats-Unis verront dans l'année à venir les pays les plus intégrés à leur économie et à leur finance, et leurs alliés fortement dépendants financièrement (9), imploser les uns après les autres.


Autorités monétaires contrôlant les plus importantes réserves mondiales de change - Sources FMI/BRI/Wikipedia , 10/2008

Autorités monétaires contrôlant les plus importantes réserves mondiales de change - Sources FMI/BRI/Wikipedia , 10/2008

Le rôle des Européens en la matière est essentiel (10). La zone Euro en particulier doit relayer un message très fort vers Washington : « Les Etats-Unis vont tomber dans un trou noir économique et financier en 2009 s'ils s'accrochent à tout prix à leurs « privilèges » passés. Une fois que le monde aura fait une croix sur le Dollar, il sera trop tard pour rien négocier ». Avec plus de 550 Milliards USD, la zone Euro possède ainsi les troisièmes (ex-aequo avec la Russie qui n’est pas très précise sur ce sujet) réserves les plus importantes au monde derrière la Chine et le Japon, et avant les pays du Golfe (voir tableau ci-dessus). Elle a donc le poids diplomatique, le poids financier, le poids économique, le poids commercial et le poids monétaire pour forcer Washington à faire face aux réalités (11). L'ensemble de l’UE suivra car tous les pays européens hors zone Euro sont aujourd'hui à la merci d'une grave crise de leur devise ou de leur économie, voire des deux à la fois (12). Sans l'Euroland, leurs perspectives à court et moyen terme sont très sombres. D'ailleurs, l'Euro est la seule devise que veulent rejoindre un nombre croissant d'Etats initialement réticents (Islande, Danemark, ...) ou peu pressés (Pologne, Tchéquie, Hongrie, ...) (13).

Signe des temps, le Financial Times a commencé à établir la liste des actifs matériels du gouvernement fédéral américain : bases militaires, parcs nationaux, bâtiments publics, musées, etc... tout a été évalué pour arriver à un montant d'environ 1.500 milliards USD, soit à peu près le montant du déficit budgétaire probable de 2009 (voir le détail des actifs sur le graphique ci-dessous). Pas étonnant que Taiwan, pourtant très dépendante de la sécurité fournie par Washington, ait déjà décidé d'arrêter d'acheter l'une des trois grandes composantes de la dette publique US (les titres Fannie Mae et Freddie Mac pourtant désormais « sauvés » par l'état fédéral (14)) ; ou que le Japon soit devenu vendeur net de Bons du Trésor US.

Que ceux qui, malgré nos conseils de ces deux dernières années, ont investi dans ces mêmes Fannie Mae et Freddie Mac, ou dans les bourses, ou dans les grandes banques d'affaires US ou dans le secteur bancaire en général, se rassurent une fois encore : tout cela ne peut pas arriver car « ils » l'empêcheront. Seul problème : les « ils » sont désormais paniqués et « ils » ne comprennent plus rien à une situation à laquelle « ils » ne se sont jamais préparés. Comme nous l'avons expliqué dans le GEAB 28, 2008 n'était que le détonateur de la crise systémique globale. Voici maintenant venir la phase IV, celle des conséquences !


Actifs du gouvernement des Etats-Unis (09/2007) - Source : US GOA / Financial Times

Actifs du gouvernement des Etats-Unis (09/2007) - Source : US GOA / Financial Times

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Notes :

(1) On peut trouver ici le communiqué final en Anglais et une première analyse très réservée de la presse française, dans le Journal du Dimanche, proche du pouvoir parisien, qui va certainement être du même ordre dans la presse de l’ensemble des pays de l’Eurozone. Une chose est certaine : ce Sommet du G20 n’aura rien fait pour calmer la crise, il risque même d’inquiéter encore plus les opérateurs au vu du refus américain à accepter que les vrais problèmes soient traités.

(2) N'en déplaise à Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, et à des médias peu regardant, Bretton Woods II existe depuis les années 1970. C'est en effet à partir de 1971 et de la décision unilatérale américaine d'abandonner la parité Dollar/Or, puis des accords de la Jamaïque en 1976 qui n'ont fait que formaliser un régime général de changes flottants, que l'on est sorti du cadre initial de Bretton Woods pour entrer dans un système généralisé de change flottants (Bretton Woods II).

(3) Le future président des Etats-Unis semble en effet n’avoir comme objectif que la mise en place de son programme de campagne (sécurité sociale, infrastructures, réduction d’impôts pour les classes moyennes, …) élaboré avant la crise et impliquant quantité de dépenses nouvelles alors que l’Etat américain est déjà surendetté. C’est un programme parfait … pour une Amérique qui n’existe plus que dans les discours électoraux.

(4) Voir à ce sujet nos anticipations des GEAB n°17 et n°18.

(5) C'est ainsi le cas de des réserves en dollars US de nombreux pays comme la Chine, le Japon ou les pays pétroliers du Golfe persique. Les dirigeants actuels ne parviennent pas à imaginer que ces centaines de milliards de Dollars US accumulés dans leurs réserves ne valent en fait peut-être plus que 50% ou 30% de leur valeur faciale. Ce sont leurs successeurs qui en tireront sans état d'âmes les conclusions nécessaires, imaginant alors un système mondial très différent de l'actuel.

(6) C'est à dire intellectuellement pertinentes et efficacement mises en œuvre.

(7) Ainsi c’est déjà le Royaume-Uni, du fait de sa récession forte, qui fait baisser la faible croissance moyenne de l’UE en 2009. La Grande-Bretagne va être l’ « homme malade » de l’UE pour les années à venir.

(8) Il est très instructif de consulter sur Wikipedia l’historique des « Primary Dealers », ces banques choisies par la Reserve Federal US pour être les privilégiées ayant seules le droit de faire des affaires avec elle. En effet, après une longue stabilité au cours des dernières décennies, on constate tout à coup une réduction de la liste et l’énumération de « primary dealers » disparus depuis le début 2008, tous balayés par la crise.

(9) En termes d’alliés dépendants, c’est d’ailleurs déjà le cas du Pakistan et de l’Ukraine désormais sous perfusion du FMI, de la Turquie (dont la note de crédit vient d’être abaissée), ... Attendons de voir l’Egypte, Israël, la Colombie rejoindre la liste.

(10)  Ce que souligne également Joseph Stiglitz dans son article du 11/11/2008 dans le Telegraph.

(11) Loin de notre équipe l'idée que la zone Euro ne fait pas face à de graves difficultés également (voir notamment le GEAB N°28 pour les perspectives économiques) ; mais au sein d'une crise historique comme celle que nous vivons, ces problèmes paraissent mineurs comparés à ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou même de l'Asie dans l'année à venir.

(12) Ainsi la Lettonie vient de nationaliser dans l'urgence la seconde banque du Pays ; la Hongrie est sous perfusion de la BCE et du FMI ; la croissance s'effondre en Pologne ; le Danemark et la Suède s'apprêtent à entrer dans la zone Euro dans les deux années à venir ; le Royaume-Uni est en perdition ; ...

(13) Source : NRC, 13/11/2008. On ne peut pas franchement en dire autant de la devise US qui voit au contraire des pays vouloir se « dé-pegger » du Dollar (supprimer le « peg », régime de change lié, qui les relie à la monnaie américaine), voire même créer des devises alternatives, comme par exemple les pétro-monarchies du Golfe persique et leur projet de devise commune d'ici 2010. Source : GulfNews, 22/09/2008

(14) L’annonce d’une nouvelle perte record de Fannie Mae au 3° trimestre (29 milliards USD) explique peut-être cela. Sources : Barron’s, 24/10/2008 ; MarketWatch, 10/11/2008


Dimanche 16 Novembre 2008

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26 octobre 2008

25000 Milliards de perte : En 1 an les valeurs boursieres en fondus de cette somme

En 1 an 25 000 milliards de Dollars se sont evapores (source) alors que

950 milliards represente la dette du Tiers monde (source) et 

4 milliards / an pour stopper la famine dans le monde de 850 millions d'humains (1 terrien/6, 1 enfant meurt toutes les 5 secondes) (source et son) (le PAM)

EN fait pour ceux qui ont investis sur les 5 dernieres annees, ces derniers n'ont pas perdu d'argent : les veinards !
Ceux qui ont investis depuis 1 an, ont perdu 40 % de leur mise de depart : les derniers pigeons !

24_octobre_Krack_Mondial___Evolution_CAC40_depuis_5_ans_0__Tout_est_relatif
Evolution CAC40 depuis 5 ans: 0% de gain

24_octobre_Krack_Mondial___Evolution_CAC40_depuis_1_an__40__Perte_enorme
Evolution CAC40 depuis 1 an : 40% de perte

v_8_mecanisme_contagion
Le mecanisme de Contagion de la Crise Mondiale


Bourses : 25 000 milliards de dollars partis en fumée

Par LeMonde.fr
sam 25 oct, 15h52

Bourses : 25 000 milliards de dollars partis en fumée

Octobre, mois maudit pour les marchés boursiers. Après 1929, 1987 et 1989 : 2008. En trois semaines et demie, Wall Street et les autres places ont chuté de 25 %. "Peut-être l'automne a-t-il une influence psychologique particulière sur l'humeur des milieux financiers : l'hiver approche", notait l'économiste John Kenneth Galbraith dans son livre consacré au krach de 1929.

Vendredi 24 octobre, qui marquait le 79e anniversaire du plongeon à Wall Street, les Bourses ont connu une nouvelle journée noire.


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25 octobre 2008

Actualites au 24 octobre 2008

Wall Street accuse le choc, mais résiste à la panique

il y a 1 heure 30 mins

AFP Germain MOYON

La Bourse de New York ) a de nouveau fini en forte baisse vendredi, mais a limité les dégâts après la panique qui s'était emparée plus tôt des places financières asiatiques et européennes, 79 ans jour pour jour après le début du grand krach de 1929. Lire la suite l'article

 

 




Le pétrole finit sous les 65 dollars à New York malgré l'action de l'Opep

il y a 8 heures 2 mins

AFP

Les prix du pétrole sont repartis nettement à la baisse vendredi à New York, finissant sous les 65 dollars, malgré la réduction de la production de pétrole annoncée par les grands exportateurs d'or noir, pris dans l'étau des craintes sur une récession économique mondiale. Lire la suite l'article

 

 

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22 octobre 2008

Ce n’est pas un krach mais une explosion du système mondial

« Ce n’est pas un krach mais une explosion du système mondial »

 

20 octobre 2008 - 14:51

En réponse à ceux qui clame que « le krach financier est terminé », Lyndon LaRouche a déclaré que nous sommes dans une désintégration mondiale de tout le système financier, bien plus dévastatrice qu’un simple krach.

« Les imbéciles ne comprennent pas ce qui se passe. Il y a deux phénomènes simultanés. D’abord une hyperinflation hyperbolique dans le domaine de la finance, principalement due aux millions de milliards de dollars en jeu sur les marchés dérivés. Dans un effort désespéré pour les sauver, la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales dans le monde entier génèrent des quantités massives – hyperinflationnistes - d’argent nouveau.

« Dans le même temps, nous assistons à une chute temporaire des prix des principales matières premières. Cette baisse est due à la chute du commerce et de la production au niveau mondial. L’économie réelle se désagrège dans la plupart des pays. La production chute, donc la demande en matières premières et en biens manufacturés se réduit, et les gens perdent leur travail, leur épargne, leur maison.

« Nous voilà face à deux phénomènes simultanés : une hyperinflation sans précédent dans le domaine financier, et un effondrement mondial de la production physique causant une chute des prix des matières premières. Il suffit de regarder les choses en face : ce n’est pas un krach mais une explosion. Il n’y a que les idiots qui ne tireraient pas les conséquences de cette désintégration. »

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17 octobre 2008

Explication sonore du mecanisme de la crise

                                                 

                            16 octobre 2008 -                                                         Point stratégique quotidien                            

                                                       

                                                                                                                                                                                                    

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